Actualités of Monday, 7 September 2026

Source: www.camerounweb.com

Cambriolage au Tribunal Criminel Spécial de Yaoundé : un ordinateur volé, des rumeurs de casse spectaculaire démenties

Dans la nuit du samedi 29 au dimanche 30 août 2026, le Tribunal Criminel Spécial (TCS) de Yaoundé, juridiction d'exception chargée des affaires de détournement de deniers publics, a été la cible d'une intrusion. Si l'effraction est confirmée, les informations qui circulent sur les réseaux sociaux font état d'un scénario très différent de la réalité, selon des sources concordantes.



D'après des informations de première main rapportées par le journaliste Boney Philippe dans l'émission Club d'Élites sur Vision 4, des malfaiteurs se sont introduits dans les locaux du greffe, ciblant précisément le bureau de la cheffe de la section criminelle 2. Ni le bureau du greffier en chef, ni aucun autre espace n'ont été touchés[citation:fondamental]. Cette précision suggère une opération préparée, les auteurs sachant visiblement où se diriger.

Des rumeurs de milliards et de documents dérobés balayées

Alors que les réseaux sociaux évoquaient un casse spectaculaire avec la disparition de « milliards de francs CFA, des scellés et des dossiers sensibles », la source citée par Boney Philippe dément catégoriquement : « Aucun document emporté. Tous les dossiers sensibles de la République sont sains et saufs »[citation:fondamental]. « Aucun franc touché », ajoute-t-elle, qualifiant les rumeurs de milliards volés de « faux et archi-faux »[citation:fondamental].

Le bilan matériel se limiterait à un ordinateur portable et « quelques petits effets » de la cheffe de section. Là encore, la source précise que « rien d'important n'était dans l'ordinateur de la patronne du bureau cambriolé »[citation:fondamental]. L'hypothèse privilégiée serait que les cambrioleurs cherchaient peut-être l'argent des cotisations privées de la fonctionnaire concernée, celle-ci ne gérant pas les décisions de justice.



L'incident soulève une question centrale : comment un lieu aussi stratégique, placé sous la surveillance de gardiens de prison aux deux entrées et des unités d'élite du GSO (Groupe de Sécurité et d'Intervention) et du GPIGN (Groupement Polyvalent d'Intervention de la Gendarmerie Nationale) à l'intérieur, a-t-il pu être aussi facilement violé ?[citation:fondamental] « Comment un lieu comme celui-là peut-il être attaqué ? » s'interroge la source, mettant en lumière une faille de sécurité majeure au sein de l'appareil judiciaire camerounais.

Une enquête a été ouverte pour faire toute la lumière sur les circonstances de cette intrusion et déterminer si elle relève d'un simple vol opportuniste ou d'une opération plus complexe.