La précision rassure, mais sa source reste médiatique. Dans un tribunal chargé de dossiers sensibles, la chaîne de preuve et la sécurité informatique doivent être établies par l’institution.
Le directeur des médias du groupe L’Anecdote, Boney Philippe, a affirmé le 6 septembre sur Vision 4 qu’aucun dossier sensible ni argent public n’aurait été volé lors du cambriolage survenu au Tribunal criminel spécial dans la nuit du 29 au 30 août.
Selon son récit, l’intrusion aurait visé un bureau du greffe et seuls un ordinateur ainsi que des effets personnels auraient été emportés. Ces éléments sont attribués à une source du journaliste ; ils ne constituent pas encore un communiqué de la juridiction ou de l’enquête.
Même sans document papier manquant, le vol d’un ordinateur appelle des vérifications : données stockées, accès aux systèmes, sauvegardes et possibilité d’une copie. Dire qu’il ne contenait rien d’important nécessite un audit, pas seulement une assurance orale.
La formulation responsable consiste donc à distinguer trois niveaux : l’intrusion signalée, les affirmations de Boney Philippe et les faits que devront établir police, parquet ou administration judiciaire. Le besoin de rassurer ne doit pas fermer trop tôt la question de la sécurité.









