Le président du Parti Camerounais pour la Réconciliation Nationale (PCRN), Cabral Libii Li Ngue Ngue, passe à l'offensive judiciaire. Dans un communiqué signé le 26 janvier 2026 à Douala par son conseil juridique dirigé par Me René Roger Bebe, le député annonce des poursuites contre Mang Jacques, un ex-militant du PCRN, accusé de propager des allégations diffamatoires contre lui sur les réseaux sociaux et dans les médias. Face à cette campagne qu'il qualifie de grave atteinte à son honneur, Cabral Libii entend faire valoir ses droits devant la justice.
Depuis plusieurs semaines, le nom de Mang Jacques, présenté comme un ex-militant du PCRN, se répand dans les médias et sur les réseaux sociaux à travers des affirmations qualifiées d'une "extrême gravité" par les avocats de Cabral Libii. Ces allégations impliqueraient de très hautes personnalités de la République et porteraient atteinte à l'honneur du député à l'Assemblée nationale et président national du PCRN.
Face à cette situation, Cabral Libii, qui avait jusqu'ici observé une certaine réserve, a chargé ses avocats "de traduire en justice cet imposteur pour qu'il y réponde de ses actes, d'autant plus qu'il vocifère détenir les preuves de ses allégations". Le communiqué, signé par Me René Roger Bebe et ses confrères Séraphine E. Lalanne, Roselin Biboum, Elise Nyake Koum, Frederic W. Moundi P. et Lynette P. Belle Elong, indique que l'opinion publique sera tenue informée de l'évolution de la procédure judiciaire.
Le président Cabral Libii demande à ses militants, sympathisants et à l'opinion publique en général "de n'accorder aucune foi à ces élucubrations" tout en les appelant à "rester mobilisés jusqu'à ce que la justice se prononce". Cette affaire marque une nouvelle étape dans les tensions au sein de l'opposition camerounaise et illustre le recours croissant aux voies judiciaires pour régler les différends politiques.
En attendant l'engagement effectif de la procédure judiciaire, ni Mang Jacques ni les "très hautes personnalités" évoquées dans le communiqué n'ont réagi publiquement. Les prochaines semaines seront déterminantes pour voir comment cette affaire évoluera devant les tribunaux.









