Tribunal militaire : Maxime Eko Eko lâche une bombe ! « Le président m'a confié une enquête sur un coup d'État, j'ai déposé mon rapport... et j'ai été arrêté le lendemain »
L'audience au tribunal militaire de Yaoundé a pris une tournure électrique. Maxime Eko Eko, l'ancien ministre et proche collaborateur du président de la République, a livré des révélations qui ont fait trembler la salle. Selon lui, le chef de l'État lui aurait personnellement confié une enquête sur un coup d'État en préparation. Il affirme avoir remis son rapport... pour être arrêté dès le lendemain. Face à ce témoignage choc, le colonel interrogé n'a opposé qu'un silence gêné et des « je n'ai pas d'éléments à apporter » à répétition.
Les déclarations de Maxime Eko Eko, rapportées par nos confrères de Construire Ensemble, sont d'une gravité exceptionnelle. Voici les principaux extraits qui ont marqué cette audience :
Enquête sur un coup d'État : « Le président de la République m'a saisi »
Interrogé par le colonel, Eko Eko a lancé : « Savez-vous que, dans les semaines précédentes, le président de la République m’a saisi pour mener une enquête sur la préparation d’un coup d’État au Cameroun ? » La réponse du colonel fut lapidaire : « Je n’ai pas d’éléments à apporter à cette question. »
Un rapport remis, une arrestation le lendemain
L'ancien ministre a ensuite décrit un scénario digne d'un roman d'espionnage : « Savez-vous que je me suis retiré dans mon village pour rédiger ce rapport sur le coup d’État au Cameroun que le chef de l’État m’avait confié ? Dès que je l’ai déposé à la présidence, j’ai été arrêté le lendemain. » Une nouvelle fois, le colonel a botté en touche : « Je n’ai pas d’éléments à apporter à cette question. »
Le logiciel Pegasus évoqué
Maxime Eko Eko a également soulevé une question qui glace le sang : « Savez-vous qu’avec le logiciel Pegasus, on peut modifier les conversations d’un téléphone, les appels et autres données ? » Le colonel, toujours aussi évasif : « Je n’ai pas d’éléments à apporter à cette question. »
La présence troublante du colonel Bialo
Enfin, Eko Eko a pointé du doigt un élément troublant : « Comment expliquez-vous la présence du colonel Bialo dans toutes les phases de l’enquête, alors qu’il n’était pas membre de la commission mixte ? » Le colonel, membre de la commission, a fini par avouer : « Je n’étais pas membre de la commission », avant de se reprendre : « Je reviens sur sa réponse : je n’ai pas d’éléments à apporter à cette question. »
Une audience qui soulève plus de questions qu'elle n'en résout
Ce témoignage de Maxime Eko Eko jette une lumière crue sur les coulisses du pouvoir et la gestion des affaires sensibles au Cameroun. Une chose est sûre : l'affaire est loin d'être close.
Tribunal militaire : Monsieur Maxime Eko Eko parle !!!
LE CHEF DE L’ÉTAT CONFIE UNE ENQUÊTE À EKO EKO SUR UN COUP D’ÉTAT EN PRÉPARATION AU CAMEROUN. IL TERMINE L’ENQUÊTE, DÉPOSE SON RAPPORT À LA PRÉSIDENCE ET EST ARRÊTÉ LE LENDEMAIN (Extraits)
Les révélations de monsieur Maxime Eko Eko au tribunal militaire :
1. EKO : Savez-vous que, dans les semaines précédentes, le président de la République m’a saisi pour mener une enquête sur la préparation d’un coup d’État au Cameroun ? À ma place, vous auriez priorisé quoi ?
COL. : Je n’ai pas d’éléments à apporter à cette question.
2. EKO : Savez-vous que je me suis retiré dans mon village pour rédiger ce rapport sur le coup d’État au Cameroun que le chef de l’État m’avait confié ? Dès que je l’ai déposé à la présidence, j’ai été arrêté le lendemain.
COL. : Je n’ai pas d’éléments à apporter à cette question.
3. EKO : Quand on a décidé de m’envoyer en cellule, j’ai appelé ma secrétaire pour qu’elle m’apporte ma Bible. Quel téléphone ai-je utilisé ?
COL. : Je ne sais pas.
4. EKO : Comment se fait le retrait des effets d’un détenu à la prison du SED ?
COL. : Je ne sais pas.
5. EKO : Avez-vous assisté à la remise des effets du gardé à vue Eko ?
COL. : J’étais là, mais je ne me rappelle pas.
6. EKO : Le téléphone de Danwe, saisi le 17 février, a été manipulé le 27 février par le colonel Bialo. C’est bien lui qui manipulait ce téléphone saisi ?
COL. : Je n’ai pas d’éléments à apporter à cette question.
7. EKO : Savez-vous qu’avec le logiciel Pegasus, on peut modifier les conversations d’un téléphone, les appels et autres données ?
COL. : Je n’ai pas d’éléments à apporter à cette question.
8. EKO : Comment expliquez-vous la présence du colonel Bialo dans toutes les phases de l’enquête, alors qu’il n’était pas membre de la commission mixte ?
COL. : Je n’étais pas membre de la commission. Je reviens sur sa réponse : je n’ai pas d’éléments à apporter à cette question.
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