La sortie de Grégoire Owona fait suite aux graves révélations d’un directeur au ministère du travail qui décrit une ambiance de détournements et une guerre de clans au sein dudit ministère.
En effet, dans ses confidences, l’administrateur, qui a préféré garder l’anonymat, a cité des noms et décrit des pratiques de corruption et de détournement de deniers et de marchés publics par de hauts responsables dont la nomination serait arbitraire. Les personnes concernées sont Onana Max Aimé, DAG au ministère du Travail, de Mme Mbella Bitomo « ancienne fewomen qui avait longtemps été recherché par la gendarmerie est chaque week-end à Mbankolo chez le ministre », et de Mme Nalova, Chef service du budget.
L’administrateur rapporte aussi que « le ministère du travail est divisé en clan:
- clan SG composé du Chef Service du Budget Mme Nalova Wanki, et Chef Cellule de Suivis Mr HOUMBE, Mr Teri Joseph.
- clan Ministre, composé du SDBM Mr NDoumou Jean parfait, et le SP retraité ancien directeur du courrier Mr MBITA».
Ces révélations ont été balayées d’un revers de la main par le patron des lieux dans un communiqué dont la rédaction de CamerounWeb a obtenu copie.
Dans sa déclaration, Grégoire Owona a tenu dans un premier temps « à rappeler que toute dénonciation supposée ou réelle, relative au fonctionnement de l’administration publique mérite d’être examinée avec sérieux, responsabilité et dans le respect des procédures en vigueur. Ce qui sera entrepris sans délai par les structures appropriées compte tenu de la gravité de certains agissements supposés mais aussi de dénonciations inexates. ».
Ensuite, il a mis en garde l’auteur de ces révélations en rappelant les «principes d’éthique, de bonne gouvernance, de transparence et de respect des droits et obligations professionnels, quel que soit le niveau de responsabilité concerné au sein du Ministère.»
Pour finir, Grégoire Owona se dit «très attentif aux préoccupations exprimées par les agents et réaffirme son attachement au dialogue social, à la dignité professionnelle et à l’amélioration continue des conditions de travail au sein de son administration. »









