Le parent a le cœur en miette. Son espoir, c'est N'zui Manto à qui il écrit pour dénoncer deux professionnels qu'il accuse d'être à l'origine de la mort de son proche.
Bonjour grand N'zui, je t'écris avec le cœur en lambeaux. Ma fille, Valériane, s'est éteinte le 18 février à 1h15 du matin à Bamenda. Elle n'avait que 4 ans. Sa mort n'est pas une fatalité, c'est l'exécution d'un enfant par l'orgueil d'un homme : le docteur Fogueng et son patron le professeur Tchientcheu, neurochirurgien au CHU de Yaoundé.
Voici comment ils ont éteint les chances de survie de ma fille. Après 7 mois d'attente pour une biopsie, le Dr Fogueng a refusé de me communiquer l'adresse du laboratoire en Suisse où les prélèvements auraient été envoyés. Pourquoi cacher l'origine des analyses ? Pourquoi bloquer l'accès aux données médicales de ma propre fille ?
J'avais mobilisé le Dr Anne-Mélodie Karnoub du CHU de Lille (France). Elle attendait juste un appel de Yaoundé pour lancer l'évacuation en préparant les documents nécessaires. Fogueng a refusé de l'appeler. Il a aussi ignoré la mobilisation du boxeur français Amin Hami qui faisait bouger les lignes en Europe pour ma fille.
Sa réponse quand j'ai supplié pour une évacuation ? Il me répond « qu'il n'y a aucun intérêt à évacuer un enfant qui a un cancer du cerveau ». Une phrase qui résonne aujourd'hui comme un arrêt de mort, alors que le médulloblastome se soigne parfaitement ailleurs avec une prise en charge rapide et stricte.
Ils n'ont ni commencé de traitement sérieux sur la base de l'Anapath (qu'eux-mêmes ont fait sur place à Yaoundé), ni cherché de concordance avec des spécialistes étrangers. Ils ont préféré garder Valériane comme une "vache à lait" au CHU de Yaoundé et nous sucer jusqu'à ce que l'irréparable arrive.
Le 17 févier 2025, nous avons dû fuir vers Bamenda pour chercher un reste d'humanité, mais le poison de l'indifférence de Yaoundé avait déjà fait son œuvre.
Grand N'zui, je te demande de jeter la lumière sur ce système. Le Professeur Tchientcheu, directeur du CHU de Yaoundé, est celui qui a prélevé une partie de la tumeur pour soi-disant biopsie envoyer en Suisse, et le très arrogant Dr Fogueng, son assistant, qui nous suivait, doivent répondre de ce mépris souverain qui tue nos enfants. Justice pour Valériane.









