Lors de son opération du 22 septembre, la Banque des États de l’Afrique centrale a proposé 850 milliards de FCFA aux banques commerciales, un niveau record pour ce type d’injection.
Les établissements ont finalement demandé 748,2 milliards, soit un taux de souscription légèrement supérieur à 88 %. Pour la première fois depuis le début du mois, la demande est ainsi restée inférieure au montant offert.
Cette détente relative ne supprime pas le signal de fond : les banques de la CEMAC sollicitent fortement la banque centrale. Ces ressources peuvent soutenir le crédit, gérer des besoins de trésorerie ou financer l’achat de titres publics.
Pour les entreprises camerounaises, l’abondance de liquidité ne garantit ni baisse des taux ni accès plus facile au crédit. Il faut observer le coût du refinancement, la qualité des garanties exigées et la part des fonds réellement orientée vers l’investissement productif.









