Actualités of Monday, 19 January 2026

Source: www.camerounweb.com

CAN 2025 : Une émouvante lettre tombe sur la table de Samuel Eto’o

Suite au scandale auquel des millions d’amateurs de football ont assisté lors de la finale de la Coupe d’Afrique de Nations (CAN 2025) au Maroc, beaucoup d’observateurs s’accordent à donner raison au président de la Fédération Camerounaise de Football (FECAFOOT), Samuel Eto’o qui a écopé de quatre matchs de suspension et une amande de 20 millions de dollars US après avoir exprimé son mécontentement contre l’arbitrage lors du match des quarts de finale. C’est dans ce cadre que l’écrivain et entrepreneur Camerounais De THYS EYOUM vient d’adresser une lettre ouverte à la légende vivante du football camerounais.


LETTRE OUVERTE À SAMUEL ETO'O

Pour la dignité, l'honneur, et la grandeur qui dérange

Monsieur Samuel Eto'o,

Ce matin, le soleil s’est levé sur une Afrique qui célèbre le Sénégal, vainqueur de la CAN 2025. Une victoire qui honore le continent, mais qui, dans l’ombre, sert de décor à un autre spectacle : celui de votre lynchage médiatique, administratif et politique. Vous avez été suspendu, condamné, traîné dans la boue… Encore :
- comme si votre légende devait être punie d’exister,
- comme si votre courage devait être sanctionné,
- comme si votre voix devait être étouffée.

Depuis décembre 2024, j’ai achevé la rédaction d’un livre - développement personnel et motivation - inspiré de vous. Même si ma quête de perfection m’a parfois retenu, l’essentiel est fait : le manuscrit est là, et il n’attend que votre accord, prestigieux et respecté. Cet ouvrage célèbre votre résilience, votre détermination, votre leadership. Il retrace le parcours de l’enfant de New-Bell à Douala, pieds nus sur un terrain de terre, devenu icône planétaire.
Et ce matin, je me demande : comment en est-on arrivé là ?
Comment un homme qui a porté l’Afrique aux nues doit-il aujourd’hui subir les coups bas de ceux-là mêmes qui devraient le protéger ?

Vous n’êtes pas parfait. Personne ne l’est...
Mais vous êtes entier.
Vous êtes debout.
Vous êtes Camerounais, Africain, Universel.
Vous êtes celui qui a dit “non” aux compromis, aux arrangements, aux silences complices. Vous êtes celui qui a préféré la dignité à la soumission, l’honneur à la complaisance.

On vous accuse de tout, Monsieur Eto'o. On vous reproche votre audace, votre franchise, votre refus de plier. On vous en veut d’avoir dit “non” à ceux qui voulaient faire de vous un instrument, un marchepied. On vous en veut d’avoir choisi le football camerounais plutôt que les ambitions présidentielles de certains. On vous en veut d’avoir cru que le sport au Cameroun pouvait être propre, transparent, grand.

J’ai écouté une vidéo de M. Michel Biem Tong.
Elle résume tout : les intrigues, les sabotages, les manipulations. La liste est longue :
- On vous a isolé, trahi, attaqué ;
- On a dressé vos propres joueurs contre vous ;
- On a saboté votre championnat ;
- On a détourné vos fonds ;
- On a sali votre nom.
Et tout cela, au nom de quoi ?
- Au nom du pouvoir ;
- Au nom de la peur que vous inspirez ;
- Au nom de cette grandeur qui dérange.
Monsieur Eto'o,
Vous êtes aujourd’hui seul face à la meute.

Mais sachez une chose : vous n’êtes pas seul dans le cœur des millions de camerounais, d’africains, de femmes et d’hommes qui croient encore en l’intégrité, en le courage, en la lumière.
Votre combat n’est pas seulement celui du football :
- Il est celui de l’Afrique qui refuse de se laisser dicter son destin ;
- Il est celui de la jeunesse qui regarde vers vous et se dit : “Si Eto'o peut, je peux.”
Dans mon livre, j’ai écrit ceci :
“Les épreuves ne forgent pas seulement le caractère, elles révèlent aussi la lâcheté de ceux qui préfèrent la nuit à la lumière.”
Aujourd’hui, cette phrase prend tout son sens.
Ceux qui vous attaquent n’ont pas compris une chose : vous êtes devenu bien plus qu’un homme. Vous êtes un symbole. Et on ne tue pas un symbole avec des suspensions, des amendes ou des campagnes de dénigrement.
Un symbole :
- cela vit,
- cela inspire,
- cela transcende.

Alors, Monsieur Eto'o, restez debout :
- Continuez de croire en ce football camerounais que vous voulez propre ;
- Continuez de croire en cette Afrique que vous portez en vous ;
- Continuez de croire en cette jeunesse qui vous regarde.
Vous avez déjà surmonté la pauvreté, le racisme, l’échec, la trahison. Vous surmonterez cela aussi.

Comme je l’ai écrit dans la conclusion de mon livre :
“Le monde appartient à ceux qui osent... Alors osez. Osez croire, osez rêver, osez agir. Parce que, comme Samuel, si vous le voulez vraiment, vous pouvez.”
Si Eto'o peut, le Cameroun peut.
Si Eto'o peut, l’Afrique peut.
Si Eto'o peut, nous pouvons tous.

Avec le plus profond respect, une admiration intacte et une colère digne.
Soyez bénis.

De THYS EYOUM