Au lendemain du sacre du Sénégal au Maroc, le président de la FECAFOOT s'est confié à France 24 sur les promesses camerounaises révélées lors de la compétition.
Malgré l'élimination du Cameroun à la CAN 2025 remportée dimanche par le Sénégal, Samuel Eto'o affiche un optimisme mesuré. Interrogé sur France 24, le président de la Fédération camerounaise de football a tenu à mettre en avant l'émergence d'une nouvelle génération talentueuse.
Lorsque le journaliste évoque Christian Kofane, jeune attaquant qui a impressionné les observateurs et que certains voient déjà comme son digne successeur, l'ancienne légende des Lions Indomptables tempère les comparaisons. "Je souhaite qu'il fasse mieux que Samuel Eto'o. Et il a tout pour faire mieux que Samuel Eto'o", déclare-t-il avec bienveillance.
Mais le président de la FECAFOOT met immédiatement en garde contre les dangers de la médiatisation précoce. "Je ne souhaite pas qu'il prenne la grosse tête aujourd'hui", prévient-il, conscient des pièges qui guettent les jeunes talents sous les projecteurs.
Samuel Eto'o détourne volontairement l'attention vers d'autres éléments moins médiatisés. Il cite notamment Samuel Kotto, défenseur central gauche évoluant récemment encore dans le championnat local, qu'il qualifie d'"exceptionnel garçon, exceptionnel joueur".
Le quadruple Ballon d'Or africain insiste particulièrement sur l'état d'esprit collectif qu'il souhaite instaurer. Il salue ainsi l'engagement défensif de Bryan Mbeumo, "pourtant la star de l'équipe", ou encore la performance de Nagida, comme des exemples de l'abnégation qu'il attend de ses joueurs.
"C'est cet état d'esprit que nous voulons voir dans cette équipe du Cameroun, avec toutes ces valeurs que les Camerounais aimeraient voir dans leur société", conclut Samuel Eto'o, dessinant ainsi les contours d'un projet qui dépasse le simple cadre sportif.









