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General News of Tuesday, 13 March 2018

Source: cameroon-info.net

CAMTEL: la mère du DGA décède en apprenant l’arrestation de son fils

Les familles des responsables de Camtel frappées par une interdiction du territoire sont secouées depuis le 5 mars 2018, jour où cette mesure a été divulguée sur les réseaux sociaux. Benjamin Gérard Assouzo’o, le directeur marketing et communication, lui aussi visé a conté les mésaventures de ses camarades et lui le 11 mars 2018 à Club d’élites, le programme phare de Vision 4.

« C’est catastrophique je vous assure. Le directeur général adjoint a perdu sa mère cette semaine. Elle était hospitalisée, dès qu’on est allé dire à sa mère que, vous savez comment ça circule, on ne dit pas qu’on a interdit de sortie, on dit qu’on l’a arrêté. Dès qu’on a dit qu’on l’a arrêté elle est morte. Elle est à la morgue. On attend les obsèques », rapporte-t-il.

Les choses auraient pu aussi mal tourner pour son propre géniteur, lui aussi fortement perturbé par la mauvaise nouvelle. «J’ai eu de la chance ! Mon père dès qu’il a appris ça hypertendu comme il est, il est vraiment tombé. Dieu merci on l’a relevé », dit-il le ton un peu soulagé.

Benjamin Gérard Assouzo’o raconte aussi que sa tante a reçu la visite de policiers qui se sont présentés chez elle à 5 heures du matin le samedi 10 mars 2018. Ils auraient cherché à savoir si le terrain sur lequel sa maison est bâtie a été acheté par son neveu. Ce dernier rapporte qu’après leur départ à 5 h30 et à 5 h 35 sa tante l’a appelé pur savoir s’il est vivant ou encore libre.

Benjamin Gérard Assouzo’o dit aussi que leurs enfants sont affectés. Il indique que certains d’entre eux leur ont rapporté qu’on s’est moqué d’eux à l’école parce qu’il se disait que leurs parents ont été arrêtés. Il parle d’une « semaine difficile » à Camtel avec « des collègues qui ont eu de la peine à regagner leurs bureaux ».

Il s’empresse de relever qu’il y a eu erreur sur sa fonction exacte qui n’est pas celle de responsable des marchés publics. Il soupçonne une cabale et étaye son argumentaire en indiquant qu’en 12 ans le Contrôle supérieur de l’Etat est venu enquêter à Camtel 3 fois, la Commission national anti-corruption 2 fois et la chambre des comptes 2 fois.