Actualités of Wednesday, 9 September 2026
Source: www.camerounweb.com
Les deux hommes ont longtemps gardé le silence ou dit qu'une infime partie de ce qu'elles savent réellement. L'enquête prend une autre tournure plus sérieuse, avec de plus en plus de stratégies utilisées pour connaître la vérité et mettre les auteurs de cet acte odieux (filature, intimidation, enlèvement, séquestration, torture engendrant la mort) définitivement en prison avec des peines lourdes, conformes à ces genres de crimes.
Au terme des audiences du 31 août et du 1er septembre 2026, comme le média l'Indépendant le précise dans l'une des récentes parutions, Richard Onanena, correspondant de Radio France internationale (RFI) au tribunal militaire, révèle une chose : « Lundi 31 août, le colonel Otoulou, principal enquêteur et commandant de la légion de gendarmerie de la région du Centre au moment des faits, a affirmé que plusieurs indices laissent penser que Léopold Maxime Eko Eko, alors patron de la Direction générale de la recherche extérieure (DGRE), était au courant de l'opération ayant conduit à l'enlèvement puis à l'assassinat de Martinez Zogo ».
Des allégations contestées par les avocats de l'ancien chef de la DGRE, poursuit le journal papier que nous citons. Parmi ces indices, le colonel Otoulou cite la déclaration de Maxime Eko Eko lui-même, qui a orienté les enquêteurs vers l'homme d'affaires Amougou Belinga, l'un des principaux accusés.
Ndlr, cela revient presqu'à dire, selon un spécialiste des enquêtes criminelles « que c'est Amougou Belinga qui a fait ça », ça représentant ici ce pour quoi on accuse le magnat de la presse camerounaise, homme d'affaires très influent, arrêté et gardé en cellule depuis la découvert du corps sans vie de Zogo à Yaoundé.
Autre élément : entre le moment de l'enlèvement et celui du signalement de la disparition de Martinez Zogo, et jusqu'à l'interpellation de Justin Danwe, directeur des opérations à la DGRE à l'époque des faits, le service de renseignement n'a ouvert aucune enquête interne.
Le Colonel Otoulou mentionne également un rapport d'expertise selon lequel Maxime Eko Eko n'a remis que trois téléphones sur les dix qu'il déclarait posséder. Certains auraient cessé d'émettre après l'arrestation de Justin Danwe. Autant d'éléments que la partie civile juge suffisants pour attirer l'attention du tribunal.