Actualités of Thursday, 10 September 2026

Source: www.camerounweb.com

Breaking news…Cerlin Belinga passe le témoin au Lieutenant-colonel Atemengue

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La cérémonie de passation de service entre l'ancien commissaire du gouvernement, Cerlin Belinga, et son successeur, le Lieutenant-colonel André Éric Atemengue, s'est tenue ce matin au Tribunal militaire de Yaoundé. Ce changement intervient en pleine procédure dans l'affaire de l'assassinat du journaliste Martinez Zogo.

Le Tribunal militaire de Yaoundé a officiellement changé de visage à sa tête. Ce matin, une cérémonie de passation de service a marqué la transition entre le Lieutenant-colonel Cerlin Belinga, qui quitte ses fonctions de commissaire du gouvernement, et le Lieutenant-colonel André Éric Atemengue, récemment nommé par décret présidentiel.



Cette mutation avait été actée par un décret signé le 31 août 2026 par le président Paul Biya, chef suprême des forces armées. Cerlin Belinga, qui occupait ce poste depuis plusieurs années, est promu Vice-Président du Tribunal militaire de Maroua, cumulativement avec les fonctions de Juge d'Instruction dans la région de l'Extrême-Nord. Son successeur, le Lieutenant-colonel André Éric Atemengue Omgba, était jusqu'alors en poste comme commissaire du gouvernement près le Tribunal militaire de Buea. Sa nomination à Yaoundé constitue une promotion significative.

Un poste stratégique au cœur du procès Zogo

Le poste de commissaire du gouvernement près le Tribunal militaire de Yaoundé est l'une des fonctions les plus stratégiques de la justice militaire camerounaise. C'est devant cette juridiction que se tient depuis 2023 le procès de l'assassinat du journaliste Martinez Zogo, retrouvé mort en janvier 2023. Dix-sept personnes sont poursuivies dans cette affaire, dont l'homme d'affaires Jean-Pierre Amougou Belinga et l'ancien directeur général de la DGRE, Léopold Maxime Eko Eko. En tant que représentant du ministère public, le commissaire du gouvernement joue un rôle central dans le déroulement des débats.



Le fait que cette mutation intervienne alors que le procès est toujours en cours n'a pas manqué de susciter des interrogations parmi les observateurs. Certains s'interrogent sur les motivations de cette décision prise en pleine procédure et sur ses éventuelles conséquences pour la suite des débats. D'autres estiment qu'il pourrait s'agir d'un mouvement purement administratif, sans incidence sur le fond du dossier.

Le procès a récemment été marqué par des débats houleux autour des expertises numériques du dossier, et le départ de Cerlin Belinga, moins de deux mois après ces échanges tendus, alimente les spéculations. Aucune explication officielle n'a été communiquée sur les raisons précises de ce remplacement, le décret présidentiel ne comportant pas de motivation détaillée, conformément à l'usage pour ce type de nomination.