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Source: www.camerounweb.com

Braquage foncier à Yaoundé : Quand le clan Baboke arrache les terrains avec la complicité d’Eyebe Ayissi

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« Piller en toute impunité l'or et le pétrole du Cameroun sous la haute protection de la Première Dame ne semble plus suffire à la famille Baboke. » Dans un texte d'une rare violence, Paul Chouta dénonce un « braquage foncier » impliquant le clan Baboke et le ministre des Domaines, Henri Eyebe Ayissi. Au cœur du scandale : la SCI « Le Neyang », propriétaire depuis 2015 d'un terrain de 1 003 m² à Mfoundena, à Yaoundé, dont le titre foncier aurait été annulé par un arrêté ministériel du 3 septembre 2026, à la veille d'un jugement crucial attendu le 24 septembre. Une parcelle attribuée à Crescence Awapira Baboke, épouse d'Oswald Baboke. Le gérant de la SCI, Célestin Tawamba, a saisi le Premier ministre Joseph Dion Ngute pour obtenir un arbitrage. Une affaire qui met à nu « la spoliation méthodique et impunie des biens privés par un clan qui se croit au-dessus de la République ».





Braquage foncier à Yaoundé : Quand le clan Baboke arrache les terrains avec la complicité d’Eyebe Ayissi

Piller en toute impunité l’or et le pétrole du Cameroun sous la haute protection de la Première Dame ne semble plus suffire à la famille Baboke. Fort de cet unito-privilège qui lui donne le sentiment trompeur que tout lui est permis, le clan s’attaque désormais ouvertement au patrimoine foncier des Camerounais. Une méthode qui ne date pas d'hier : il s’était déjà illustré en tentant de faire mordre la poussière à la famille Mballa Bounou, en cherchant à lui arracher un terrain qu’elle possédait pourtant légitimement depuis 1950.
Aujourd'hui, c'est une nouvelle affaire d'expropriation sauvage qui éclate au grand jour à Mfoundena (Yaoundé), avec au cœur du scandale le gérant de la SCI « Le Neyang », Célestin Tawamba.
Selon nos informations, ce gangstérisme d’État repose sur un mode opératoire parfaitement rôdé, exécuté en cheville avec le ministre des Domaines, Henri Eyebe Ayissi, désormais figure de proue du braquage foncier pour le compte de certaines pontes du régime :
1. Repérage : La mafia foncière identifie les parcelles et terrains stratégiquement situés.
2. Annulation arbitraire : Eyebe Ayissi signe précipitamment l’annulation pour « nullité d’ordre public » des titres fonciers existants et parfaitement légitimes.
3. Réattribution sur mesure : De nouveaux titres fonciers ou concessions, soigneusement antidatés, sont attribués aux dignitaires du régime gourmands de foncier, avec en première ligne les membres de la famille Baboke.
Dans cette affaire, la SCI « Le Neyang », propriétaire en règle depuis 2015 avec un titre foncier en bonne et due forme, voit 1 003 m² de son terrain littéralement morcelés et attribués à Crescence Awapira Baboke, épouse d’Oswald Baboke. Et peu importent les expertises cadastrales confirmant l'empiétement illégal ou les décisions judiciaires passées : à la veille d'un jugement capital attendu au tribunal le 24 septembre 2026, l’arrêté ministériel du 3 septembre 2026 est tombé comme un couperet pour court-circuiter la justice.
Face à ce passage en force d’un régime aux abois où la puissance publique est instrumentalisée au profit de privilèges familiaux, Célestin Tawamba a saisi directement le Premier ministre Joseph Dion Ngute le 28 septembre dernier.
L'arbitrage réclamé dépasse la simple querelle de voisinages : il met à nu la spoliation méthodique et impunie des biens privés par un clan qui se croit au-dessus de la République.
𝑷𝒂𝒖𝒍 𝑪𝒉𝒐𝒖𝒕𝒂 (𝑷𝑪)/𝙇𝙚 𝙏𝙜𝙫 𝙙𝙚 𝙇'𝙞𝙣𝙛𝙤