Actualités of Thursday, 10 September 2026
Source: www.camerounweb.com
Après le lancement du plan, ONU-Habitat a déplacé le débat vers l’Assemblée nationale. Message implicite : une ville ne devient pas inclusive par décret technique si les règles foncières, municipales et budgétaires restent inchangées.
Le 9 septembre, le président de l’Assemblée nationale, Théodore Datouo, a reçu Anacláudia Rossbach, directrice exécutive d’ONU-Habitat, en présence de la ministre Célestine Ketcha Courtès. L’étalement anarchique de Yaoundé et ses conséquences environnementales, sociales et économiques ont dominé l’audience.
ONU-Habitat a mis en avant trois leviers : renforcer le pouvoir d’action des communes, localiser les Objectifs de développement durable et promouvoir les matériaux locaux. Le Parlement a, de son côté, évoqué l’accès des femmes au logement et à la propriété foncière comme axe d’autonomisation.
Cette dimension juridique distingue l’audience du simple lancement institutionnel déjà traité dans l’actualité. Les communes ont besoin de compétences claires et de financements prévisibles ; les femmes ont besoin de droits applicables, de procédures abordables et de recours lorsque coutumes, pratiques administratives ou coûts ferment l’accès à la terre.
L’engagement parlementaire devra produire des textes et un suivi public. Une loi urbaine utile précise qui planifie, qui finance, qui contrôle et comment l’habitant peut contester une décision. Sans ce passage du discours à la norme, le plan intelligent risque de rester dépendant de projets isolés.