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General News of Friday, 27 October 2017

Source: le journaml l'émergence

Bertoua: les populations en colère contre la société Hysacam

Au moment où la société d’hygiène et de salubrité du Cameroun (Hysacam) lance ses activités dans la ville de Bertoua, des polémiques naissent autour de la pertinence de sa présence ici et surtout sur le processus de recrutement de ses ouvriers. Le constat est clair : Bertoua n’est pas une ville propre. Difficile de l’admettre au vu de «ses 52 tas d’ordures » recensés par Hysacam et présentés par le film projeté le 16 septembre 2010 d’une part, et « du système rudimentaire de ramassage des ordures ménagères pratiqué pendant plus d’une vingtaine d’années par la municipalité », selon Samba Dieudonné, le délégué du gouvernement auprès de la communauté urbaine de Bertoua (Cub) d’autre part.

Et l’entrée d’Hysacam dans le processus de ramassage de ces ordures est une aubaine pour cette cité dont les populations se plaignaient déjà de leur cohabitation avec les tas d’immondices rencontrés à presque tous les carrefours ; des tas d’immondices qui, comme le disait une dame dans le film évoqué plus haut, sont des nids à serpents. « Aux grands maux les grands remèdes », a-t-on entendu lors des différents discours qui ont ponctué cette cérémonie de démarrage des activités d’Hysacam à Bertoua. Et « les grands remèdes », selon M. Nkomo Alain, le chef d’agence régionale, qui était également présenté à l’assistance, sont «trois camions benne à ordures ménagères pour la collecte porte-à-porte, deux camions de type Ampliroll pour la collecte à point fixe, 42 au total soit 30 bacs à ordures d’une capacité de 9 m3 et 12 de 16 m3 à poser progressivement, une pelle chargeuse et un bulldozer en attendant la mise à disposition de 140 containers de 0,77 m3 ».

Le plan de travail d’Hysacam prévoit « une période de deux mois pour la remise en l’état de la ville de Bertoua et une autre de trois mois consacrée au traitement par enfouissement, compactage et recouvrement des ordures ramassées par une couche de terre d’au moins 10 cm selon la norme ISO 9001/2008 ». Pendant la première phase du travail, il va s’agir pour Hysacam, liée pour cinq ans à la Cub par une convention d’un montant de près de 5 milliards de francs Cfa signée le 14 septembre 2010 à Yaoundé, de « procéder à l’enlèvement des 52 tas d’ordures identifiés, à l’expérimentation des bacs à ordures et de celle des cinq circuits porte-à-porte mis en place ».

Le reste du temps, Hysacam va poser les bacs à ordures au niveau des anciens dépotoirs et à d’autres endroits stratégiques de la ville, étendre le balayage et continuer la collecte porte-à-porte. Autre incongruité évoquée par les populations et qui se traduit en termes de frustration, « le fait que certains personnels aient fait venir leurs parents des autres villes pour travailler ici » Une situation qui risque être un véritable frein au sein de la communauté locale. Et constituer l’un des obstacles évoqués par l’hymne d’Hysacam au-delà de celui du changement des comportements des populations.

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