Une délégation représentant les dix villages de l’arrondissement de Banwa, dans le Haut-Nkam, a été reçue par Théodore Datouo. Venue féliciter le nouveau président de l’Assemblée nationale, elle a surtout profité de l’audience pour dresser la carte des urgences locales.
Le porte-parole des chefs, Endjeu Mougoue Gabriel, a cité le mauvais état des routes, l’insuffisance de l’appui à la caféiculture, l’accès limité à l’eau potable et à l’électricité. Les responsables traditionnels ont aussi évoqué le manque d’enseignants et des tensions sur les limites foncières.
Théodore Datouo a demandé que les besoins d’infrastructures soient formalisés par écrit afin d’être documentés dans la préparation du budget de l’État pour 2027. Cette étape peut transformer une audience symbolique en dossier administratif, mais elle ne vaut ni inscription budgétaire ni financement.
L’enjeu sera de hiérarchiser les projets, d’identifier les compétences de l’État et des collectivités, puis d’établir des coûts. Une liste trop large risque de diluer les priorités ; un dossier chiffré peut au contraire faciliter le suivi citoyen.
Banwa offre ainsi un test simple de redevabilité : publier les demandes, les réponses reçues et, dans un an, les lignes effectivement retenues. Le passage de la parole au budget est précisément l’endroit où se mesure l’influence politique.









