Elle était venue assurer son service de nuit. Au matin, Anyam Esther n’a plus répondu au téléphone.
L’agente de sécurité a été retrouvée sans vie dans une salle de classe d’une école d’Azire New Church, à Bamenda II. Pour l’heure, la cause du décès n’est pas établie.
Selon le récit publié, un collègue inquiet a alerté sa hiérarchie après plusieurs appels sans réponse.
L’accès à l’établissement a été ouvert en présence de responsables de l’école. Le corps a ensuite été transféré à la morgue de l’hôpital régional de Bamenda.
Aucun élément public ne permet de conclure à un accident, une maladie ou un acte criminel. Cette absence d’information impose une retenue particulière. La famille a droit à la vérité, mais aussi à être protégée des images, des rumeurs et des récits fabriqués autour d’une mort soudaine.
Le drame rappelle la vulnérabilité des personnels de gardiennage, souvent seuls pendant de longues heures. Formation aux premiers secours, dispositif d’alerte, visites de contrôle et moyens de communication ne sont pas des détails lorsque le travail s’effectue de nuit dans un site isolé.
L’enquête doit désormais établir la chronologie et la cause médicale du décès. L’école et l’employeur devraient également préciser les protocoles de sécurité en vigueur. Jusqu’à la communication d’éléments officiels, toute hypothèse doit rester présentée comme telle — et non comme un fait.









