Actualités of Tuesday, 14 July 2026

Source: L'Indépendant n°1044

Baisse des recettes pétrolières : les regards tournés vers une figure très suspecte

Ressources pétrolières Ressources pétrolières

Le ministre des Finances, Louis Paul Motaze, était devant les Commissions des finances de l’Assemblée nationale et du Sénat. A l’occasion, le membre du gouvernement a fait savoir que les recettes pétrolières sont projetées à 425,8 milliards en 2027, en baisse de 253,3 milliards par rapport à 2026. Ce qui représente un recul en valeur relative de 35,6 %.

L’on se félicite toutefois de l’enrayement de cette tendance baissière persistante à partir de 2028, année au cours de laquelle les prévisions présentées tablent sur des recettes pétrolières de 436,8 milliards. Cette hausse retrouvée doit se confirmer en 2029 avec des revenus annoncés de 464,2 milliards. Soit une augmentation modérée de 3,7 % par rapport à 2027.

Dans le même temps, l’on renseigne que les recettes pétrolières de ces dernières années, inversement proportionnelle à l’augmentation du cours du brut à l’international, souffrent de l’épuisement des champs en exploitation et de l’absence de nouveaux puits. Ce déclin naturel des gisements a effacé les bénéfices attendus de la flambée des cours mondiaux provoquée par diverses crises internationales.

À titre illustratif, les revenus reversés au trésor par la Société nationale des hydrocarbures (SNH) ont reculé de 29 % en 2025, passant à 364 milliards de francs CFA contre 516 milliards de francs un an plus tôt. En effet, cette entreprise est l’organisme d’État en charge de la commercialisation sur le marché international la part de la production nationale d’hydrocarbures brut qui revient à l’État. C’est à ce titre qu’elle procède à la vente du pétrole et du gaz camerounais et rétrocède à l’État, via le trésor public, la part qui lui revient.

Ce transfert des recettes s’effectue dans le cadre de la loi de finances et les ressources transférées sont logées dans la rubrique recettes budgétaires internes du budget de l’État. La SNH ne s’occupe pas seulement de la commercialisation sur le marché international la part de la production nationale d’hydrocarbures brut qui revient à l’État. L’entreprise veille également au développement et du suivi des champs pétroliers.

À ce titre, elle qui fournit au gouvernement la documentation qui transpire l’optimisme pour le secteur pétrolier amont, avec des belles perspectives dans les deux ans à venir. C’est dans ce cadre qu’elle annonce qu’au cours des douze derniers mois, le secteur amont camerounais a enregistré une série d’avancées substantielles et concrètes. Le champ gazier transfrontalier Yoyo-Yolanda est officiellement entré en phase de développement.

La rédaction de CamerounWeb a posé des questions à quelques figures clés du secteur pétrolier et elles toutes sont unanimes : la gestion « est loin d’être parfaite » dans le secteur, avec des mains noires qui agissent dans l’ombre, font prendre des décisions personnelles au lieu de travailler pour le développement du pays, avec pour objectif de faire entrer de l’argent dans leurs poches. « Tous les regards se tournent vers Adolphe Moudiki et Cie », nous a confié une source qui a souhaité garder l'anonymat.