Le ministère de la Communication décentralise sa vitrine gouvernementale à Bafoussam. Pour devenir un outil de confiance, les JRC devront recueillir les questions, publier les réponses et suivre les engagements après la fermeture des stands.
Du 29 au 31 octobre, Bafoussam accueille la première édition des Journées régionales de la Communication. L’événement doit devenir annuel et circuler entre les chefs-lieux des dix régions. Foire-exposition, conférences, bourses d’échanges et sessions en direct sont prévues autour de l’action publique et de la contribution des régions à l’émergence. L’initiative prolonge le Salon de l’action gouvernementale en rapprochant les institutions des publics locaux.
Ce déplacement géographique est utile, car la communication publique reste concentrée à Yaoundé et souvent formulée dans un langage administratif. À Bafoussam, les habitants peuvent confronter les bilans aux réalités : routes, santé, écoles, agriculture, marchés et emploi. Mais une exposition devient vite promotionnelle si elle ne prévoit pas de contradiction, de données désagrégées et de responsables capables de répondre sur les retards.
Le ministère pourrait publier les questions recueillies, les engagements des administrations et un bilan à trois mois. Les sessions en direct devraient être archivées avec des repères temporels et des documents accessibles. Les médias régionaux, associations et entrepreneurs doivent pouvoir présenter leurs propres preuves. Une communication intégratrice n’est pas celle qui parle plus près des citoyens ; c’est celle qui accepte que leurs expériences modifient le récit officiel et les priorités de l’action publique.









