Actualités of Monday, 26 October 2026
Source: www.camerounweb.com
Au pied de la colline du palais présidentiel, le quartier de Bastos est devenu, selon Jeune Afrique, le lieu de rendez-vous des affaires politiques ou économiques, « avouables ou secrètes ». Le magazine s’y est immergé et raconte d’abord la table d’Eran Moas.
Un restaurant où la sélection se fait « par le portefeuille ». Jeune Afrique présente Eran Moas comme un Israélien, conseiller technique des Bataillons d’intervention rapide (BIR), ancien officier de télécommunications en partie reconverti en homme d’affaires. Son restaurant, le Famous, serait à quelques centaines de mètres de l’ambassade d’Israël. Selon le magazine, les repas s’y monnayent à plusieurs dizaines de milliers de F CFA, ce qui garantit l’entre-soi : « Vu les prix, ils savent qu’ils sont entre eux », résume un habitant, cité sous couvert d’anonymat.
Des convives de poids. D’après Jeune Afrique, le secrétaire général de la présidence, Ferdinand Ngoh Ngoh, présenté comme un ami personnel du restaurateur, y organise nombre de ses événements privés. Franck Hertz, fils de la première dame, y serait également un habitué. Le magazine rapporte que certains hommes d’affaires, conscients de l’influence du restaurateur au palais et de sa capacité supposée à « faire et défaire des carrières », l’attendent en haut des marches ou prennent un verre pour pouvoir le saluer.
Ce que « les informés » savent, selon le magazine. Jeune Afrique écrit que les habitués connaissent ses excursions à Kribi avec Ferdinand Ngoh Ngoh, ainsi que le rôle qu’il jouerait encore dans l’appareil sécuritaire camerounais. Ils sauraient aussi sa participation, via des proches, dans « une kyrielle de sociétés » actives dans la sécurité des ports et des aéroports. Le magazine précise que l’intéressé se présente comme un simple homme d’affaires marié à une Camerounaise et amoureux des primates, mais que « personne n’est dupe ». Il s’agit de l’appréciation du magazine : Jeune Afrique ne rapporte pas de réponse d’Eran Moas dans ce texte.
Du Famous à l’hôtel Hilton. Le magazine souligne que les discussions de contrats et d’argent s’y tiennent plus discrètement qu’au Hilton du centre-ville, ouvert à tous les regards. Il y cite Éric Engamba, homme d’affaires formé en France et frère de Nathalie Moudiki, directrice juridique de la Société nationale des hydrocarbures que dirige son mari, Adolphe Moudiki, ami personnel de Paul Biya. Selon Jeune Afrique, elle a longtemps été une intime de Chantal Biya, avant que le duo se brouille, mais elle garde la main sur une partie des destinées liées à l’or noir camerounais.