Dans son traditionnel éditorial, notre confrère Jean Atangana a violemment critiqué un article du journal « Jeune Afrique » consacré à Chantal Biya et à son influence supposée sur le pouvoir au Cameroun. Le journaliste rejette l’idée selon laquelle Chantal Biya exercerait un pouvoir politique dominant ou contrôlerait les affaires de l’État à la place de son époux, Paul Biya. Il qualifie ces affirmations de fantasmes et de manipulations médiatiques.
CHANTAL BIYA, SIMPLEMENT ÉPOUSE...
Par Jean ATANGANA, Éditorialiste
"Cameroun : qui gouverne ?"
Même emprunté à un célèbre essayiste camerounais des années 80,
C'eût pu être le titre de la dernière sortie éditoriale de Jeune Afrique sur la Première Dame Camerounaise,
Si son auteur avait daigné se lancer véritablement dans le journalisme d'investigation. (Soit !)
Hélas !
L'hebdomadaire panafricain lui a préféré un pudingom à la Kmer :
"Madame la présidente" : au Cameroun, où s'arrête le pouvoir de Chantal Biya ?"
À la vérité, la plume embarquée du "grand reporter" désigné, s'emploie à démontrer que le pouvoir de la Première Dame Camerounaise est désormais sans limites, comparé à celui de ses devancières ou homologues en Afrique.
À force d'anecdotes, montées de toutes pièces, les unes aussi abjectes que puantes, tirées de la poubelle remuante des polars de saison,
Chantal BIYA serait devenue, à ses yeux, tout à la fois :
First Lady,
King Maker,
Et Terminator...
Pour laisser entendre que Paul BIYA, son Époux, Président de la République, Chef de l'État, n'est même plus un figurant dans le jeu de cirque dont le Palais de l’Unité serait aujourd'hui le théâtre.
Chimères (et sornettes) que tout cela !
Affabulations et mensonges éhontés que ce montage fantasmagorique qui, délibérément, détourne le regard (le vrai regard) de l'action humanitaire, de l'action humaine et sociale de l'Épouse du Président de la République, Chantal BIYA,
À travers la Fondation qui porte son nom (Fondation Chantal BIYA) ;
À travers le Centre International de Référence Chantal BIYA, spécialisé dans la recherche sur le VIH/SIDA ;
À travers le Centre Hospitalier de Recherche et d’Application en Chirurgie Endoscopique et Reproduction Humaine Paul et Chantal BIYA.
Alors,
Que cache ce floutage artistique sur le soft power, pourtant réel, de la Première Dame Camerounaise, à travers d'autres institutions, telles que Synergies Africaines ou le Cercle des Amis du Cameroun (CERAC) ?
Sans exception, ces activités sont menées sur la place publique, en toute transparence, là où Jeune Afrique ne verrait que brouillard, secret et opacité.
En fait, c'est dans l'inter-texte, en l'occurrence les intertitres, que campe le message subliminal de cet article de presse à la commande manifeste.
-"Chantal Biya, une influence inédite"
-"Les codes de Madame la patronne"
-"L'épais brouillard du pouvoir"
-"Un équilibre politique temporaire".
Traduction : parce que Madame serait devenue Calife à la place du Calife, le Cameroun baignerait, selon l'échotier de service, dans un épais brouillard, au point de rendre précaire l'équilibre du pouvoir.
Cette déclamation sententielle est à la fois fausse et erronée.
L'actualité récente au Cameroun, administre la preuve du contraire.
La réforme constitutionnelle instituant le poste de Vice-Président et les prérogatives qui lui sont attribuées, ne peut et ne saurait être que le fait du Prince, le Président Paul BIYA lui-même.
Idem pour les changements intervenus à la présidence du Parlement bicaméral (à l'Assemblée Nationale et au Sénat).
Ça ne peut et ça ne saurait être que le fait du Prince, le Président de la République en personne.
Pareil pour tous les autres actes républicains récemment posés au sein de l'armée camerounaise ou dans la sphère diplomatique.
Au Palais de l’Unité ou ailleurs, à la Base Aérienne 101 de Yaoundé, personne d'autre que Paul BIYA lui-même n'a reçu le Pape Léon XIV en visite apostolique au Cameroun.
Faudrait-il le crier à l'ancan pour se faire entendre ?
Le Cameroun est tenu et bien tenu.
Paul BIYA est, chaque jour, aux œuvres de sa mission sacrée, à la tête de l'État du Cameroun.
Comme à son habitude depuis quatre décennies : sans tambours ni trompettes.
Assidûment,
Patiemment,
Avec efficacité et efficience,
Il modèle, de ses mains, le Cameroun de demain et pétrifie celui d'aujourd'hui.
En sa qualité d'Épouse et Mère, Chantal BIYA n'a de cesse de dire en petit comité, et aujourd’hui sur la place publique :
Si Popaul est l'élu de mon cœur depuis 32 ans, Paul BIYA reste le seul élu du peuple camerounais souverain (à la tête de l'État).
Cette autre anecdote a sans doute échappé à la mémoire sélective du reporter de Jeune Afrique, dans son grand potomac de recyclage.
Un contre-exemple en matière de pratique journalistique à ne pas reproduire.
Le conseil vaut pour cette Journée du 03 Mai, dédiée à la liberté de la presse.
Et pour l'éternité !









