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General News of Tuesday, 28 February 2017

Source: camerpost.com

Atangana Kouna explique pourquoi sa liste est régionale

Le ministre de l’Eau et de l’Energie n’a pas laissé passer l’occasion d’apporter des clarifications sur ce qui apparait comme le scandale de fin du mois de février. Il a tenté gommer le qualificatif de tribaliste accolé à sa personne.

Le ministre de l’Eau et de l’Energie, Basile Atangana Kouna nous en doutons fort a pu convaincre ceux qui le qualifient de « tribaliste». Dans les colonnes du quotidien, Le Jour du 22 février 2017, le ministre rejette toutes les critiques formulées à l’égard de la liste additive pour la formation de techniciens, d’ingénieurs et de commerciaux pour le projet national d’électrification de 166 localités pour le système solaire photovoltaïque.


Le ministre à la barre
Pour le ministre qui ne refuse pas que la liste porte essentiellement des noms à la consonance béti du centre, il faut comprendre le contexte « Pour ce qui est de la liste additive, elle a été publié tenant compte du taux de réalisation du projet dans les régions du Centre et du Sud où ce taux est de 30%. Le but étant d’avoir des techniciens et ingénieurs et autres personnes immédiatement disponibles, facilement mobilisables et aptes à s’intégrer rapidement dans les zones d’intervention, étant donné qu’il y a des exigences de proximité, de coût et de délai minimum d’intervention » a déclaré Basile Atangana Kouna.

Par souci d’équilibre, le ministre ajoute qu’ «En tout état de cause, le recrutement va se poursuivre de manière progressive au fur et à mesure que le projet va s’étendre et s’opérationnaliser sur l’ensemble du territoire et va tenir compte de la spécificité en terme de langue, de culture et de pratique propres à chaque région » selon le patron du ministère de l’Eau et de l’Energie.

Ce qu’il faut savoir
Le ministre ne se limite pas à sa défense. Il apporte des éléments d’information complémentaire. Il ajoute « Je tiens à vous faire observer à cet égard pour la bonne information de vos lecteurs et de l’opinion en général, que le projet de 166 localités devant être alimentées par l’énergie photovoltaïque,
n’est en réalité que la phase pilote d’un projet plus étendu qui tend à l’électrification en plusieurs phases… Les 166 localités concernent aussi la première phase qui, à ce jour est réalisé à peu près à 60 % principalement dans les régions du Centre et du Sud. » dixit le ministre.

Le ministre de l’Eau et de l’Energie dit en filigrane que pour les opérations d’installation des infrastructures photovoltaïques dans certains villages, il est important de recruter pour une formation préalable des ingénieurs, techniciens, moniteurs et commerciaux qui devront s’occuper de la maintenance et de l’entretien des équipements techniques relatifs d’abord et ensuite de la gestion des questions administratives, financières et commerciales.

Pour cette énième histoire de listes de recrutement Cameroun, l’acte de Basile Atangana Kouna, tombe dans un contexte spécifique où la question de régionalisation, de repli identitaire fait grand bruit.