Actualités of Friday, 30 October 2026

Source: www.camerounweb.com

Assass!nat de Martinez Zogo : Le rôle de Galax Landry Etoga

Le rôle de Galax Landry Etoga appelle des explications précises Le rôle de Galax Landry Etoga appelle des explications précises

Le témoignage du lieutenant-colonel Ayissi Nanga Parfait dans l’affaire Martinez Zogo soulève des interrogations sur le rôle de Galax Landry Etoga, dans le suivi des investigations. L’officier affirme avoir transmis à sa hiérarchie des informations sur les auteurs de l’enlèvement du journaliste et accuse le SED d’avoir ordonné son arrestation et exercé des pressions sur lui. À travers une analyse, le journal L’Anecdote appelle à examiner les rapports de la commission interne, les comptes rendus transmis à la hiérarchie et les éventuelles instructions données, afin d’établir toute la chaîne des responsabilités, dans le respect de la présomption d’innocence.

AFFAIRE MARTINEZ ZOGO : JUSQU’OÙ REMONTE LA CHAÎNE DES RESPONSABILITÉS ?

Galax (si) Etoga


De quelque manière que l’on aborde cette affaire, les révélations du lieutenant-colonel Ayissi Nanga Parfait mettent à l’épreuve la version de l’enquête sur l’assassinat du journaliste Martinez Zogo.

Entre commission interne, comptes rendus à la hiérarchie et accusations de pressions, le rôle de Galax Landry Etoga, SED chargé de la Gendarmerie nationale, appelle des explications précises.

Jusqu’où remontait l’information ? Qui décidait de la suite à donner aux éléments recueillis ? Et pourquoi certains témoignages viennent-ils aujourd’hui ébranler le récit de l’enquête ?

UNE ENQUÊTE AUX ZONES D’OMBRE PERSISTANTES

Le dossier Martinez Zogo ne peut plus être examiné comme une simple succession d’actes de procédure. À la barre du Tribunal militaire de Yaoundé, les déclarations d’Ayissi Nanga font émerger une question essentielle : la hiérarchie chargée de superviser les investigations en était-elle seulement destinataire ou intervenait-elle également dans leurs orientations ?

Le capitaine Effoudou avait déjà évoqué une enquête qu’il estimait manipulée depuis les hautes sphères pour fragiliser certains officiers. Ces accusations ne constituent pas, à elles seules, des preuves, mais elles renforcent la nécessité de vérifier le rôle de chaque maillon de la chaîne.

QUELS RAPPORTS, QUELLES INSTRUCTIONS ?

Une commission d’enquête interne avait été mise sur pied au sein des services du SED. Ses membres ont affirmé avoir rendu compte à leur hiérarchie.

Quels rapports ont été transmis à Galax Landry Etoga ? Quelles conclusions en a-t-il tirées ? Quelles instructions ont suivi ?

Ayissi Nanga affirme lui avoir communiqué des informations sur les présumés auteurs de l’enlèvement de Martinez Zogo. Selon son témoignage, trois personnes seulement détenaient alors ces éléments : « l’adjudant-chef Ngambi, moi-même et monsieur le SED ».

Il affirme avoir reçu de Ngambi des noms, des photographies et des numéros de téléphone susceptibles d’orienter les recherches. Il soutient également avoir intégré la commission mixte police-gendarmerie à la demande du SED et transmis au colonel Bialo des éléments utiles à l’enquête.

DES ACCUSATIONS QUI APPELLENT DES ÉCLAIRCISSEMENTS

Plus troublant encore, le témoin accuse le SED d’avoir ordonné son arrestation et évoque des pressions ainsi que des investigations visant ses proches.

Une interrogation s’impose : quelles informations cet officier supérieur détient-il de suffisamment sensibles pour se retrouver dans une situation qu’il décrit comme une entreprise de pression ? Qui aurait intérêt à le mettre en difficulté ? Et sur quelles bases les décisions contestées ont-elles été prises ?

Ces déclarations, qui restent à confronter aux autres éléments du dossier, soulèvent des questions auxquelles la procédure judiciaire devra apporter des réponses.

LA FIDÉLITÉ À LA HIÉRARCHIE NE DOIT PAS DEVENIR UN DEVOIR DE SILENCE

Les officiers ayant participé aux investigations ou suivi leur déroulement sont désormais face à une exigence fondamentale : dire ce qu’ils savent, ce qu’ils ont transmis et les instructions qu’ils ont reçues.

Si des comptes rendus ont effectivement été établis, leur examen, confronté aux documents et aux autres témoignages, pourrait contribuer à éclairer les zones d’ombre.

LA VÉRITÉ DOIT REMONTER TOUTE LA CHAÎNE DES DÉCISIONS

Ni le grade, ni la fonction, ni la proximité avec la hiérarchie ne doivent soustraire quiconque aux questions légitimes de la justice.

Dans l’affaire Martinez Zogo, la vérité ne saurait s’arrêter au seuil du bureau d’un haut responsable. Elle doit aller jusqu’au bout des faits, dans le respect des droits de chacun et de la présomption d’innocence.

Par le Journal L’Anecdote