Dans une nouvelle sortie, le capitaine Effoudou, ex chef des renseignements du cabinet militaire de la présidence de la république, a affirmé qu’un homme qu’il a identifié comme étant Sani Mohamadou, l’un des auteurs du coup d’État, portait un badge l’identifiant comme fonctionnaire du ministère camerounais de l’Administration territoriale.
Cette allégation ravive également l’affaire controversée au cours de laquelle le ministère avait présenté des individus comme des observateurs de Transparency International au Cameroun lors des élections présidentielles de 2018, avant que l’organisme de lutte contre la corruption ne se désolidarise de ces prétendus observateurs et ne les rejette.
Sani Mohamadou a nié les accusations portées contre lui et a annoncé qu’il allait engager une action en justice contre Effoudou en France.
Prises dans leur ensemble, ces affaires soulèvent des questions plus larges concernant la vérification des identités, des accréditations et des affiliations présentées comme officielles ou reconnues au niveau international.
Plusieurs scandales ont été associés au ministère dirigé par Paul Atanga Nji. Du faux « Transparency International » à la suppression du nom de feu Ekane en tant que président du MANIDEM, en passant par la fabrication présumée d’un badge de service pour un élément étranger.









