Actualités of Monday, 21 September 2026

Source: www.camerounweb.com

Amougou Belinga : Boney Philippe assume et contre-attaque Christophe Bobiokono

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L'échange entre Christophe Bobiokono et Boney Philippe a tourné au règlement de comptes médiatique sur le plateau de Travelling sur Balafon TV. Accusé d'être un « courtisan » au service de son employeur, le journaliste de Vision 4 assume pleinement sa position : il défend son « patron », Jean-Pierre Amougou Belinga, et qualifie son confrère de partie prenante dans le dossier. Une passe d'armes qui révèle les fractures profondes du paysage médiatique camerounais autour de l'affaire Martinez Zogo.

La réponse de Boney Philippe n'a pas tardé. Quelques heures après les accusations de Christophe Bobiokono, le journaliste de Vision 4 est monté au créneau sur le même plateau de Travelling, retournant les arguments de son confrère et assumant sans détour son positionnement.



L'attaque la plus directe de Boney Philippe concerne la notion même de « courtisan » utilisée par Bobiokono. « Si le journal Kalara pense que nous sommes les courtisans de notre patron, il n'y a aucun péché à être le courtisan de son patron », a-t-il déclaré. « Si nous ne défendons pas notre patron, qui défendrons-nous ?! »

Une profession de foi qui assume la défense d'intérêts particuliers, là où le journalisme exige normalement une distance critique. Mais pour Boney Philippe, la situation est claire : Amougou Belinga est son employeur, et il n'y a pas de contradiction à le défendre.

« Bobiokono défend un camp »

Boney Philippe retourne ensuite l'accusation de partialité contre son confrère. « Le confrère Christophe Bobiokono a pris position depuis le départ dans cette affaire Martinez Zogo. Il n'en démord pas, il défend un camp », affirme-t-il.

Une manière de dire que personne n'est neutre dans ce procès, et que Bobiokono, en se présentant comme le journaliste factuel, occulte sa propre subjectivité.

« Je suis le premier à accueillir mon patron »

Interrogé sur sa présence effective au procès, Boney Philippe revendique son assiduité. « Je suis tous les procès depuis le début de l'affaire Martinez Zogo. J'accueille mon patron lorsqu'il arrive et je suis le dernier à partir parce que je dois le voir partir. »

Une description qui contredit la version de Bobiokono, selon laquelle il ne ferait que « tourner un peu » avant de repartir. Pour Boney Philippe, sa présence est constante, mais elle s'organise autour de son employeur, non autour d'une couverture journalistique classique.

Le rappel des récits « imaginaires »

Le journaliste de Vision 4 a également profité de l'occasion pour pointer les dérives de certains confrères. « On nous a dit qu'il y avait un sous-sol à l'immeuble Ekang où Martinez Zogo aurait été torturé et assassiné. Pourquoi le journal Kalara ne revient pas sur les comptes rendus des confrères d'Équinoxe qui ont inventé l'histoire du beau-père de Jean-Pierre Amougou Belinga qui aurait tué Martinez Zogo et jeté aux alentours de sa maison non loin de Soa ? Des récits totalement imaginaires. »

Une manière de souligner que les erreurs et les inventions n'ont pas été le fait des seuls journalistes proches d'Amougou Belinga.



Enfin, Boney Philippe a laissé planer une menace voilée à l'endroit de Bobiokono. « Moi je peux vous dire pourquoi le confrère Christophe Bobiokono dit des choses qui sont en totale inadéquation avec la vérité et en total dysfonctionnement avec son fonctionnement professionnel habituel. On le sait mais je ne le dirai pas à travers les médias. »

Une réserve qui laisse entendre que des éléments plus sensibles existent, mais qu'il choisit de ne pas les divulguer. Une manière de maintenir la pression sans franchir le pas de la révélation publique.




Cet échange entre les deux journalistes révèle une réalité souvent occultée : dans l'affaire Martinez Zogo, les médias ne sont pas des observateurs neutres. Ils sont partie prenante, avec leurs allégeances, leurs intérêts et leurs stratégies.

D'un côté, Bobiokono revendique une couverture factuelle et dénonce les courtisans. De l'autre, Boney Philippe assume son rôle de défenseur de son employeur et dénonce les constructions médiatiques de ses confrères. Entre les deux, une question demeure : le public camerounais peut-il encore espérer une information qui ne soit pas le reflet d'un camp ?