Une information alarmante circule sur les réseaux sociaux, selon laquelle les récentes nominations à la tête de l'armée et les autres mouvements en cours viseraient à préparer la prise de pouvoir par Franck Biya, le fils du président Paul Biya. L'auteur de cette alerte affirme que le chef de l'État, âgé de 93 ans et absent du Cameroun depuis près de deux mois, ne rentrerait « ni aujourd'hui ni demain ».
« Toutes les nominations de ces jours et les autres en cours c'est pour préparer la prise de pouvoir par Franck Biya. Paul Biya ne rentrera ni aujourd'hui ni demain. Faites la capture d'écran ! » Ce message, relayé sur les réseaux sociaux, a rapidement fait le tour de la toile, alimentant les spéculations sur la succession de Paul Biya.
L'alerte intervient alors que d'importants mouvements ont été opérés à la tête de l'armée ces derniers jours : la mise à la retraite du général Hector Tchemo, les nominations de nouveaux chefs d'état-major et la promotion du commandant de la Garde présidentielle, Raymond Beko'o Abondo, au grade de général de brigade. Ces nominations, intervenues en l'absence prolongée de Paul Biya, ont suscité de nombreuses interrogations sur leur opportunité et leur signification politique.
Franck Biya, un nom qui revient avec insistance
Le nom de Franck Biya, fils du président, revient régulièrement dans les spéculations sur la succession. La révision constitutionnelle d'avril 2026, qui a créé un poste de vice-président, a ouvert la voie à un scénario où le fils du président pourrait prendre le relais. Les rumeurs sur une éventuelle nomination de Franck Biya au poste de vice-président, bien que démenties, continuent de circuler.
L'alerte du lanceur d'alerte, qui appelle à faire une « capture d'écran », suggère que les nominations en cours seraient les prémices d'une transition pilotée par le clan Biya pour assurer la continuité du pouvoir.
Depuis son départ pour la Suisse le 7 juin 2026, Paul Biya n'a effectué aucune apparition publique. Aucune date de retour n'a été communiquée. Le gouvernement a démenti toute hospitalisation, mais l'absence du chef de l'État, la plus longue depuis son arrivée au pouvoir en 1982, alimente toutes les spéculations sur son état de santé et sur la vacance du pouvoir.
Si l'alerte du lanceur d'alerte se confirme, elle marquerait un tournant décisif dans l'histoire politique du Cameroun. Mais pour l'heure, rien ne permet d'établir avec certitude la réalité de ces informations, qui doivent être prises avec précaution.









