Infos Business of Wednesday, 30 September 2026
Source: www.camerounweb.com
Une enquête d’Inter Press Service publiée le 29 septembre décrit des politiques agricoles, foncières, forestières et commerciales encore cloisonnées dans les pays du bassin du Congo.
Cette fragmentation bloque la diffusion de pratiques déjà testées. Les producteurs manquent de conseil, d’intrants organiques, de crédit patient et de débouchés identifiés. Une exploitation peut réussir techniquement tout en échouant économiquement faute de marché.
La Déclaration de Yaoundé, adoptée en août par 187 délégués de 20 pays, comporte 24 engagements. Elle demande notamment une coordination régionale, une place accrue de l’agroécologie dans les financements des systèmes alimentaires et un suivi public annuel.
Pour le Cameroun, la transition touche plusieurs ministères : Agriculture, Élevage, Forêts, Environnement, Commerce et Finances. Si chacun finance son propre pilote sans règle commune, les producteurs reçoivent des signaux contradictoires sur les semences, les pesticides, le foncier et les prix.
Changer d’échelle suppose aussi de reconnaître les coûts de transition. Une ferme qui réduit les intrants chimiques peut connaître une période de rendement plus faible. Le crédit, l’assurance et les marchés publics doivent absorber une partie de ce risque.
La prochaine étape n’est donc pas une nouvelle conférence. Elle consiste à traduire les 24 points en budgets, territoires pilotes reliés aux marchés et indicateurs comparables. Sans calendrier, la Déclaration restera une ambition bien écrite.