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General News of Friday, 27 October 2017

Source: le journal l'émergence

Affaire du bébé volé à Yaoundé: une manifestation dispersée par la police

Hier très tôt le matin, le président de la Ligue Nationale de Défenses des Personnes Défavorisées (LINAPDEF) Mbombog Mbog Matip Emmanuel, a entamé un sit-in devant le CHU, en compagnie des parents du bébé présumé volé dans ladite formation hospitalière. Sauf qu’ils seront quelques temps seulement après stoppés dans leur course, par les éléments du commissariat central de la ville de Yaoundé, qui vont interpeler le président de la LINAPDEF. « La Ligue Nationale de Défenses des Personnes Défavorisées a prévu un sit-in qui devrait avoir lieu le 12 octobre dernier. Toutefois, le bureau de l’enquête de la DRPJ, qui s’occupe de notre dossier nous a dit de nous calmer et que d’ici là, l’affaire sera traitée », explique le père du bébé Mr Alima Emmanuel.

Il ajoute que c’est las d’attendre que le président Emmanuel Mbombog Mbog Matip a trouvé mieux de faire ce sit-in, pour attirer l’attention de la communauté internationale, pour que justice soit faite. « La LINAPDEF a prévu un sit-in à cause de la lenteur administrative. Il s’est rendu à la DRPJ et on lui a dit qu’il n’y a pas que ce dossier à traiter». « La personne qui tenait à ce que nous soyons écouté, on l’a enlevée ». «Comme on a interpellé Mbombog Mbog Matip, qu’on nous interpelle tous», se plaignent les membres de la famille du bébé disparu. Nous nous sommes rendus au commissariat central pour savoir ce qui se passe réellement. « Il ne s’agit pas d’une arrestation, mais d’une interpellation », nous a éclairé un responsable des renseignements généraux du département du Mfoundi, du commissariat central de Yaoundé. Il explique que le président de la LINAPDEF n’a eu aucune autorisation de manifester et n’a fait aucune requête y relative. « Les forces de l’ordre ont pour mission première de maintenir l’ordre public. C’est dans cette optique qu’il a été interpelé. Surtout que le CHU est un lieu public sensible», se justifie- t-il. Nous avons également rencontré le président Emmanuel Mbombog Mbog Matip, pour avoir sa version des faits. « Je suis dans mes droits », a-t-il affirmé.

Il nous a d’ailleurs présenté une note d’information datant du 09 octobre dernier et adressé tour à tour au préfet du Mfoundi, au gouverneur de la région du centre, au délégué général à la sûreté nationale, au ministre des affaires sociales, au ministre de la justice garde des sceaux, au ministre de la santé, au secrétariat d’Etat à la défense chargé de la gendarmerie et au premier ministre chef du gouvernement. Dans ladite correspondance, il annonce un sit-in le jeudi 12 octobre 2017 au CHU, « Trop, c’est trop, remettez-nous le bébé Noah», pour attirer ainsi l’attention de la communauté internationale, « afin que justice soit faite et que les suspects soient punis », peut-on lire sur la note. Pour ce responsable des renseignements généraux, le président de la LINAPDEF a certes fait des correspondances. Toutefois, il insiste sur le fait qu’il n’a pas eu l’autorisation de manifester. « Quand il y a autorisation, on lui délivre un récépissé », argue-t-il. Pendant que nous quittions les lieux aux environs de 15heures passés de quelques minutes, l’autorité en charge de l’audition du président de la LINAPDEF nous a rassuré qu’il devait être libre d’un moment à l’autre, afin de regagner son domicile.

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