Actualités of Sunday, 31 May 2026

Source: www.camerounweb.com

Affaire d'Odza : Christophe Bobiokono dénonce l'exposition médiatique de la fillette de 3 ans

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L'ancien membre du Conseil national de la communication (CNC), Christophe Bobiokono, a vivement critiqué la couverture médiatique de l'affaire de la fillette de 3 ans présumée victime de violences sexuelles à l'Olympic Glory School d'Odza. Invité de l'émission Canal Presse sur Canal 2 International, il a déploré que les images et le nom de l'enfant aient été diffusés dans les médias traditionnels et sur les réseaux sociaux, en violation des règles déontologiques de protection de l'enfance.


Sur le plateau de Canal Presse, Christophe Bobiokono n'a pas caché son indignation. « Je suis peiné de voir que des reportages avec des photos et des noms circulent comme cela », a-t-il déclaré, en référence à la couverture médiatique de l'affaire de la fillette d'Odza. Selon lui, « c'est le premier niveau de violation » des règles déontologiques qui imposent aux journalistes de protéger l'identité des enfants impliqués dans des situations compromises.

Un constat amer : L'ancien membre du CNC a rappelé que l'État avait pourtant investi « beaucoup d'argent pour organiser un séminaire sur la protection de l'enfance », d'où étaient issues « de très grandes résolutions ». Mais force est de constater, selon lui, que ces engagements sont restés lettre morte. « Vous n'avez pas vu une autorité publique s'en indigner », a-t-il regretté, ajoutant n'avoir « pas entendu le CNC tousser » face à ces dérives.


Christophe Bobiokono a rappelé les règles élémentaires de la profession : « Déjà dans notre cours de déontologie, nous les journalistes, nous savons que nous devons protéger les enfants, lorsqu'ils se retrouvent impliqués dans des situations compromises, nous sommes obligés de protéger leur identité pour préserver les chances futures de ces enfants. » Un rappel qui intervient alors que plusieurs médias ont largement relayé des informations non vérifiées et des images de la mineure.

Interpellé, le CNC n'a pas encore réagi à ces critiques. Les autorités, qui ont ouvert des enquêtes administrative (MINEDUB) et sociale (MINAS), n'ont pas non plus communiqué sur ce volet de la protection de l'image de l'enfant.