Un aveu qui brise la thèse du « second commando ». Selon des informations issues des procès-verbaux de la commission d'enquête mixte, Lenoir Bosco Dawa, l'un des quatre exécutants chargés de « traiter » Martinez Zogo, a déclaré : « Nous avons déplacé le corps de Martinez Zogo de 10 mètres vers le bas ». Il aurait également avoué avoir renoncé à sa part du butin, rongé par les remords. Pour l'auteur de cette analyse, ces déclarations confirment que le journaliste a été abandonné sans vie par les tortionnaires, réduisant à néant la théorie d'un deuxième commando qui aurait achevé la victime. Une seule et unique équipe, répartie en sous-groupes aux rôles bien définis, est responsable de la mort de Martinez Zogo. Reste à savoir pourquoi la justice tarde encore à tirer toutes les conclusions de ces aveux.
Lors de son audition devant la commission d’enquête mixte (police-gendarmerie), Lenoir Bosco DAWA, membre du commando accusé d’avoir enlevé, torturé et assassiné Martinez Zogo, a déclaré : « Nous avons déplacé le corps de Martinez Zogo de 10 mètres vers le bas », c’est-à-dire à 10 mètres de l’endroit précis où le coup fatal lui a été porté.
Il a également affirmé n’avoir pas pu prendre sa part du butin — distribué par le chef du commando Justin Danwe après le sale boulot — en raison des « remords » qui l’habitaient et le hantaient.
Au regard de ces aveux, tout porte à croire que les tortionnaires ont abandonné Martinez Zogo déjà sans vie. Sinon, pourquoi Lenoir Bosco DAWA aurait-il été rongé par les remords si la victime était encore vivante lorsqu’ils ont quitté les lieux ?
Par ailleurs, un autre membre du commando, le nommé DAOUDA, a affirmé dans son procès-verbal devant la commission qu’il avait reproché à ses complices d'être allés au-delà de la mission qui leur avait été confiée.
Il convient de rappeler que Lenoir Bosco DAWA, Jules Clément EBO’O, Vincent Oumarou GODJE et DAOUDA étaient les quatre exécuteurs chargés de « traiter » la victime après sa filature et son enlèvement par le reste du groupe. Ils ont donc pris une part active à la torture, la mutilation et la déshumanisation de Martinez Zogo.
Le certificat de genre de mort dressé par les médecins légistes dès le début de l’enquête confirme sans ambiguïté que le journaliste est décédé des suites directes des sévices subis.
Dès lors, la théorie d’un prétendu « second commando » s’effondre totalement. Il s’agissait d’un seul et unique commando, réparti en plusieurs sous-groupes aux rôles bien définis. Où sont donc passés ceux qui nous rabâchaient les oreilles avec leurs récits imaginaires sur le prétendu deuxième commando?
A-t-on vraiment besoin d’un doctorat en criminologie pour comprendre qui a tué Martinez Zogo ?
Pourquoi une telle lenteur judiciaire alors que toutes les pièces du puzzle sont désormais réunies ?
Même à supposer que l’intention initiale n’était que de le torturer, il est mort des suites de ces actes barbarie : sans torture, il n'y aurait pas eu de mort. Dès lors, toute la chaîne d'intervenants ayant participé de près ou de loin à cet assassinat mérite la peine capitale par fusillade sur la voie publique.









