Actualités of Friday, 5 June 2026

Source: www.camerounweb.com

Affaire Martinez Zogo : Révélations de Maxime Eko Eko sur le lien secret entre le Pr Bitjoka et la Russie

Le Pr Bitjoka a indiqué avoir étudié en Russie entre 2000 et 2007 Le Pr Bitjoka a indiqué avoir étudié en Russie entre 2000 et 2007

Lors d’une audience du tribunal militaire dans le cadre de l’affaire Martinez Zogo, l’ancien chef du renseignement camerounais, Maxime Eko Eko Leopold, a interrogé le professeur Bitjoka sur son parcours en Russie, d’éventuels contacts entre eux et plusieurs éléments de preuve numérique présentés à l’audience. Les échanges ont porté notamment sur l’analyse de téléphones saisis, l’existence de communications avec certaines institutions de l’État et la récupération de conversations supprimées impliquant d’autres personnes citées dans le dossier.


Tribunal militaire – Affaire Martinez Zogo : L’ancien chef du renseignement camerounais Maxime Eko Eko Leopold interroge le Pr Bitjoka sur des liens avec la Russie et des éléments de preuve numérique.

L’ancien patron du renseignement camerounais, le commissaire Divisionaire Maxime Eko Eko Leopold, a comparu devant le tribunal militaire dans le cadre de l’affaire Martinez Zogo, où il a pris activement part aux échanges avec le professeur Bitjoka.

Au cours d’un échange jugé cordial mais technique, Maxime Eko Eko Leopold a orienté ses questions sur de présumés liens, le parcours académique du professeur, ainsi que sur les éléments scientifique présentés à l’audience.

Il a notamment insisté pour savoir si le Pr Bitjoka avait eu des contacts avec lui durant la période évoquée en Russie. Il a également demandé des précisions sur les années d’études du professeur dans ce pays, ainsi que sur d’éventuelles interactions à cette époque.

En réponse, le Pr Bitjoka a indiqué avoir étudié en Russie entre 2000 et 2007, tout en affirmant n’avoir jamais rencontré ni travaillé pour Maxime Eko Eko Leopold. Il a précisé avoir plutôt servi comme conseiller auprès d’un ancien responsable des services de renseignement camerounais entre 2007 et 2009.

L’échange s’est ensuite complexifié lorsque Maxime Eko Eko Leopold a abordé des questions techniques liées à des communications opérationnelles, notamment la disparition de signaux réseau dans une zone précise lors d’une opération.

Le tribunal a également appris que trois téléphones avaient été saisis sur Maxime Eko Eko Leopold après son arrestation. Il a soulevé des interrogations sur la gestion des scellés et l’état des appareils, affirmant ne pas comprendre pourquoi des téléphones supposés scellés se retrouvaient chargés à 100 %.

Il a aussi questionné l’expert sur l’existence de lignes de communication utilisées avec la présidence, le cabinet du Premier ministre ou encore la BIR. L’expert a répondu par la négative, indiquant qu’aucune trace de telles communications n’avait été retrouvée dans les données extraites.

L’ancien responsable du renseignement s’est également interrogé sur l’absence de liens numériques avec les personnes impliquées dans l’affaire Martinez Zogo, ce que l’expert a confirmé.

Par ailleurs, des échanges récupérés et datés du 5 octobre 2022 ont été évoqués, impliquant le lieutenant-colonel Danwe et l’ancien responsable de la DGI Modeste Mopa, concernant notamment des chèques déposés.

Selon l’expert, certaines conversations supprimées entre Modeste Mopa et le lieutenant-colonel Danwe ont pu être récupérées grâce à des logiciels scientifiques.

Les débats ont brièvement été tendus lorsque des objections ont été soulevées par Me Mbuni, accusant Maxime Eko Eko Leopold de mauvaise interprétation de certaines déclarations. Le président du tribunal est ensuite intervenu pour ramener le calme et a poursuivi l’audience.

Boh Elvis