Actualités Criminelles of Thursday, 5 March 2026

Source: www.camerounweb.com

Affaire Martinez Zogo : L’innocence de Maxime Eko Eko enfin prouvée

Sa carrière a certes été ralentie, mais elle n’est pas brisée Sa carrière a certes été ralentie, mais elle n’est pas brisée

Chaque jour qui passe révèle de nouvelles informations qui disculpent l’ancien directeur général de la Direction générale de la recherche extérieure (DGRE), Léopold Maxime Eko Eko.


En moins de deux semaines, les avocats de Maxime Eko Eko dans l’affaire Martinez Zogo se sont fendus de deux communiqués, comme pour prendre l’opinion publique à témoin. L’inculpé lui-même, dès le départ, a remis son destin entre les mains de Dieu et a toujours déclaré qu’il faisait confiance à la justice de son pays.

Au vu des différents témoignages faits en sa faveur par ses anciens collaborateurs, on se demande si le procès intenté contre l’ancien Directeur général de la Direction générale de la recherche extérieure (DGRE) avait lieu d’être.

Pourquoi avoir vite fait de mettre en détention provisoire Léopold Maxime Eko Eko sans enquêtes préliminaires approfondies, au seul motif que le principal accusé, meurtrier présumé d’Arsène-Salomon Mbani Zogo, alias Martinez Zogo, aurait déclaré que sa hiérarchie était au courant de l’opération ?

Ne serait-ce que par solidarité de corps (sécurité de l’État), les enquêteurs auraient bien pu solliciter la collaboration de la DGRE pour la manifestation de la vérité.

Si crime d’État il y avait du fait de l’implication officielle de la DGRE, ne valait-il pas chercher à le couvrir ou à maquiller le crime plutôt qu’à l’exposer à la vindicte publique ?

Il est quand même paradoxal de constater que l’exécution de l’opération a, dès le départ, bénéficié de la couverture des services de gendarmerie et qu’à la fin ce soit la même gendarmerie (Secrétariat d’État à la Défense) qui accable le Directeur général de la DGRE.

La brigade de gendarmerie de Nkolfoulou, où voulait se réfugier la victime, lui a fermé la porte au nez, ses éléments arguant qu’elle aurait reconnu les méthodes d’enlèvement des services de sécurité.

Cette promptitude à couvrir les collègues sur le terrain aurait pu se poursuivre dans la phase judiciaire.

Alors que le chef du commando a désigné ses commanditaires, qui sont extérieurs au service de renseignements, on vient plutôt investiguer s’il a reçu mandat de sa hiérarchie pour exécuter la basse besogne. Si tel avait été le cas, les commanditaires du crime auraient dû saisir directement le responsable de « la Piscine » camerounaise afin qu’il répercute des instructions à ses collaborateurs. Plutôt que de traiter avec le bon Dieu, ils ont préféré traiter avec les anges.
Et mal leur en a pris. Le reste s’avère n’être qu’un procès en sorcellerie contre Léopold Maxime Eko Eko.
Pourquoi vouloir le mêler à tout prix à une opération dont il ne maîtrisait ni les tenants ni les aboutissants ?

Le moins que l’on puisse dire, c’est que dans l’exercice de ses fonctions, le DG de la DGRE s’est manifestement fait beaucoup d’ennemis, y compris parmi ses collaborateurs.
Ses diverses missions d’État ont certainement suscité des acrimonies de la part de ceux qui ne savent pas faire la distinction entre raison d’État et caprice individuel.

Offusqués peut-être de la neutralisation de l’un des leurs, ils peuvent ruminer une vengeance à l’encontre de leur hiérarchie et chercher à l’assouvir par des voies détournées ou obscures.
Maxime Eko Eko l’avait sans doute pressenti, décidant de ne plus faire confiance à son chef de la division des opérations.

Et pourquoi n’avoir pas anticipé en demandant purement et simplement son remplacement ?
Et même s’il l’avait fait, est-il certain qu’il allait obtenir aussi facilement de remettre son collaborateur à son administration d’origine dans un système où la moindre proposition de nomination est soupesée et analysée à l’aune de critères aussi discrétionnaires que l’équilibre régional, l’appartenance à certains réseaux et l’influence d’autres lobbies ?

Or, les services de renseignements, pour être efficaces, doivent faire appel à un personnel compétent et loyal, ayant le sens de l’État.

Informés de tous ces antécédents, pourquoi les enquêteurs mettent-ils sur la même balance la parole d’un collaborateur et celle de sa hiérarchie, au point de les mettre tous en détention préventive ?

L’acharnement du collaborateur à accabler son supérieur hiérarchique n’a-t-il pas rencontré l’adhésion de ceux qui, tapis dans la haute administration, en voulaient à Maxime Eko Eko et/ou convoitaient son poste ?

Coalition ou connexion de circonstance ou préméditation, toujours est-il que l’innocence de l’ancien DG de la DGRE semble évidente.

Sa carrière a certes été ralentie, mais elle n’est pas brisée, pour autant que la justice dise le droit et rien que le droit.

Pas besoin d’être Sherlock Holmes ou Colombo pour le constater… Le procès Eko Eko fera écho. Ce n’est qu’une question de temps.

Sylvain Papoul Mbiama Efoudou