Nouveau moment fort ce lundi 26 octobre 2026 au Tribunal militaire de Yaoundé. Face au lieutenant-colonel Dieudonné Bialo, l'ancien patron de la DGRE, Léopold Maxime Eko Eko, a révélé qu'un rapport d'expertise prouve que Modeste Mopa, l'ancien directeur général des Impôts, a transmis 48 documents confidentiels au colonel Justin Danwe. Une révélation qui met le chef de l'enquête face à ses contradictions.
C'est une audience qui pourrait bien changer la donne dans l'affaire Martinez Zogo. Ce lundi, lors de la cross-examination du lieutenant-colonel Bialo, 35ᵉ témoin de l'accusation, l'ancien directeur général de la DGRE, Léopold Maxime Eko Eko, a sorti une carte que personne n'attendait.
« Un rapport d'expertise prouve que Mopa a transmis 48 documents à Danwe »
Selon Eko Eko, un rapport d'expertise aurait établi que Modeste Mopa Fatoing, l'ancien directeur général des Impôts, aurait transmis 48 documents confidentiels au colonel Justin Danwe, alors directeur des opérations de la DGRE.
Une affirmation qui fait directement écho aux révélations de Paul Chouta, qui évoquait déjà le rôle de la Direction générale des Impôts dans le ravitaillement de Martinez Zogo en documents d'État.
Bialo « tétanisé »
Face à cette révélation, le lieutenant-colonel Bialo aurait été pris de court. Selon nos informations, sa seule défense aurait été : « Je ne sais pas de quoi vous parlez. » Une réponse qui contraste avec son assurance habituelle.
Eko Eko aurait alors poussé plus loin : « Danwe n'a-t-il pas été utilisé comme cheval de Troie chez Amougou Belinga, à la demande de Mopa ? » Là encore, Bialo aurait répondu : « Je ne sais pas. »
Une manipulation de haut niveau
Ces 48 pièces sensibles, si elles sont avérées, dessinent une manipulation de haut niveau : des documents confidentiels transitant entre le patron des Impôts et le renseignement pour atteindre Amougou Belinga, via Danwe. Une piste que le chef de l'enquête sur l'assassinat de Martinez Zogo prétend découvrir à la barre.
Un contexte de révélations en cascade
Cette audience intervient dans un contexte de multiplication des révélations. La semaine dernière, le lieutenant-colonel Ayissi Nanga avait créé la stupeur en affirmant détenir les preuves de l'assassinat et en se déclarant menacé de mort. Les enregistrements fuités entre lui et Martin Savom avaient également mis en cause de hautes personnalités.









