Actualités of Sunday, 4 January 2026

Source: www.camerounweb.com

Affaire Martinez Zogo : Dos au mur, le commissaire Meva’a veut sauver sa peau

'On ne le tente pas je suis physiquement prêt' 'On ne le tente pas je suis physiquement prêt'

L’affaire Martinez Zogo n’a pas fini de révéler le vrai visage de certaines personnalités haut placées de la République. Cité à plusieurs reprises dans cette affaire de meurtre qui a défrayé la chronique et conduit plusieurs personnes en prison, le commissaire Vincent de Paul Meva’a s'en prend à ceux qu'il considère comme les pourvoyeurs en informations à son sujet notamment le lanceur d’alertes Paul Chouta.

A peine les accusations contre lui mises en avant suite à ses forfaits durant la crise postélectorale que le commissaire Vincent de Paul Meva’a a déjà dégainé sa ligne de défense ubuesque. N'hésitant pas à se mêler aux commentaires sous la publication LeTgvdeLinfo l'incriminant, comme les Goering, Speer et autres Martin Borman, tous des criminels autour de Hitler, le commissaire Vincent de Paul Meva’a s'en prend à ceux qu'il considère comme les pourvoyeurs de LeTgvdeLinfo en informations à son sujet.

« D’abord une bande de petits jaloux de policier qui communique avec vous. Ils ont tous identifiés. Je fais le travail d’officier de policier, TOUS les éléments sont là y compris l’arme que j’ai mis sous scellé. Les téléphones contenant les indices flagrants. Tous est à la disposition du commissaire du gouvernement en même temps que les suspects », affirme t'il.

Cette sortie truffée de fautes peu dignes d'un commissaire de son rang, laquelle caractérise la fébrilité de l'homme, renseigne à suffire sur ses méthodes. Il commence par accuser certains policiers d'être une bande de petits jaloux qu'il a identifiés. Ce qui suppose qu'il leur fera subir les pires traitements ces jours - ci. A ceux qui s'étonnaient à la suite de la première publication qu'un chargé d'études puisse être mêlé à des enquêtes de cet ordre au sein de la police, il faut savoir qu'à la DGSN, après Martin Mbarga Nguelé, l'homme le plus puissant est le commissaire Vincent de Paul Meva, qui vient seulement d'être promu commissaire principal. Il est craint y compris par les commissaires divisionnaires et tous les commissaires des commissariats de la République, lui qui n'hésite pas à cravater n'importe quel policier en uniforme de service. Il a ainsi hérité de la conduite de toutes les enquêtes importantes prescrites par son patron, nouant ainsi une relation singulière avec les procureurs.

Au fil du temps, cette position privilégiée notamment le fait de bénéficier de la confiance absolue de son patron sur lequel l'âge (pas loin de 94 ans) et la maladie pèsent, l'obligeant à gober machinalement tout ce qu'il lui raconte lui a permis de s'affranchir des règles élémentaires devant gouverner toute enquête d'un officier de police judiciaire digne de ce nom. C'est d'ailleurs à ce titre par exemple que pèsent sur lui des forts soupçons d'être l'auteur de la destruction de l'un des téléphones portables de Martinez Zogo contenant des preuves accablantes contre ceux qui l'ont éliminé.

Plus loin dans sa plaidoirie pro bomo, sur la défensive, il va jusqu'à donner les détails de sa prétendue enquête en affirmant ne faire que son travail d'officier de police, indiquant que les partisans de Tchiroma étaient détenteurs d'une arme, une seule pas plus s'il faut le croire et que des éléments accablants ont été trouvés dans leurs téléphones lesquels sont en sa possession, lui laissant la latitude d'y introduire des "preuves" fabriquées de toutes pièces, son sport favori. Ces pauvres militants pro-démocratie n'ont pourtant bénéficié d'une assistance juridique comme la loi le prescrit et le "grand" officier de police judiciaire Vincent de Paul Meva’a le sachant pertinemment d'ailleurs. Soumis à toutes sortes de tortures et humiliations, ces pauvres sont restés au cachot pendant 30 jours avant d'être présentés au Commissaire du Gouvernement sans autre recours. On ne sait combien d'entre eux sont encore vivant à l'heure où nous écrivons ces lignes. Pire, Vincent de Paul Meva oublie sans doute qu'il s'est répandu en déclarations devant les micros et caméras des médias appelés pour vernir ces accusations grotesques contre des militants pro- démocratie en les exposant aux yeux du monde comme des potentiels terroristes avant même qu'ils aient été présentés à un juge. Comme dans un sursaut d'orgueil pour ne pas donner l'image d'une poule mouillée, le commissaire Vincent de Paul Meva dans un autre commentaire, lance comme un défi à tous ceux qui appellent à son arrestation pendant son séjour aux Pays-Bas ou encore à ce qu'il soit traqué pour ses forfaits. "On ne le tente pas je suis physiquement prêt", affirme-t-il, une fois encore dans un langage approximatif. Il n'y a donc aucune hésitation à appeler à le traquer sans relâche lors de son séjour en Europe ces jours-ci.