Actualités of Tuesday, 27 October 2026
Source: www.camerounweb.com
Le lieutenant-colonel Parfait Ayissi Nanga a apporté un démenti formel aux allégations du collectif de défense de Jean-Pierre Amougou Belinga concernant le nombre de gendarmes mobilisés lors de son interpellation. Selon le 36ᵉ témoin, cinquante éléments ont été déployés, et non deux cents comme l'avait affirmé Me Charles Tchoungang. Une mise au point qui intervient dans une audience suspendue pendant trente minutes.
C'est une précision qui vise à rétablir la vérité des faits. Ce mardi 27 octobre 2026, lors de son audition devant le Tribunal militaire de Yaoundé, le lieutenant-colonel Parfait Ayissi Nanga a été interrogé par Me Félicité Esther Zeifman, avocate de la partie civile, sur les conditions de l'arrestation de Jean-Pierre Amougou Belinga.
« Combien d'éléments avez-vous mobilisés pour procéder à l'arrestation d'Amougou Belinga ? » a demandé l'avocate. Le témoin a d'abord indiqué que la question soulevait à la fois un aspect juridique et un enjeu opérationnel. Puis il a livré sa réponse : « J'ai mobilisé cinquante éléments. »
Un démenti formel aux allégations de Me Charles Tchoungang, qui avait fait état de plus de deux cents gendarmes. Le colonel Ayissi a expliqué les raisons de ce déploiement : « M. Amougou Belinga étant protégé par une dizaine de gardes pénitentiaires lourdement armés d'armes de guerre, renforcés par une dizaine d'agents d'une société de gardiennage, et bénéficiant du soutien de la population. Sans oublier que M. Amougou Belinga lui-même était détenteur d'armes à feu. »
Le rapport de force étant généralement de un contre trois, il a pris les dispositions nécessaires afin de mener à bien sa mission. Il s'agit donc de cinquante gendarmes et non de deux cents, a-t-il précisé, se disant prêt à en apporter la preuve.
Une enquête de flagrance
Le colonel Ayissi a également souligné qu'il s'agissait d'une enquête de flagrance, ne nécessitant aucun mandat de perquisition. Il a procédé à deux perquisitions au domicile de M. Amougou Belinga.
La première visait à récupérer les serveurs des caméras de surveillance, le témoin soupçonnant fortement que le corps de Martinez Zogo avait été déposé à Yaoundé le 17 janvier. L'objectif était de retracer les mouvements survenus au cours de cette nuit. La seconde perquisition est intervenue le 7 février, aux mêmes fins.
L'audience a été suspendue pour trente minutes à 13h55, selon Polycarpe Xavier Atangana, qui suit le procès pour une société fraternelle. Une pause qui intervient après une matinée riche en révélations, où Ayissi Nanga a notamment affirmé qu'Amougou Belinga était le commanditaire présumé de l'assassinat, avant de nuancer ses propos en reconnaissant que l'exécutant direct n'était pas encore identifié.