Le Tribunal militaire de Yaoundé reprend, ce lundi 13 juillet 2026, l'examen de l'affaire relative à l'assassinat du journaliste Martinez Zogo. Cette nouvelle audience est particulièrement attendue dans un dossier qui, depuis son ouverture, suscite un vif intérêt de l'opinion publique et demeure l'une des procédures judiciaires les plus suivies au Cameroun.
Les débats se poursuivent dans le cadre de la procédure engagée contre plusieurs accusés, parmi lesquels figurent Jean-Pierre Amougou Belinga, Bruno Bidjang, Léopold Maxime Eko Eko, Justin Danwe, Martin Stéphane Savom ainsi que d'autres coaccusés présumés . Tous comparaissent devant la juridiction militaire dans une affaire dont les développements continuent d'alimenter le débat public.
Plus de trois ans après la mort de Martinez Zogo, enlevé le 17 janvier 2023 et retrouvé mort, atrocement mutilé, deux jours plus tard , cette affaire reste emblématique des enjeux liés à la justice et à la lutte contre l'impunité au Cameroun.
Au cours de cette audience, le Tribunal devrait poursuivre l'examen des éléments de preuve versés au dossier, entendre de nouveaux échanges autour des témoignages et continuer l'analyse des responsabilités alléguées des différents mis en cause. Les différentes parties sont attendues sur plusieurs aspects de la procédure, alors que l'instruction judiciaire se poursuit.
L'audience du 1er juin avait déjà été marquée par la projection de vidéos insoutenables et les témoignages d'experts informatiques . L'affaire a connu de nombreux rebondissements, notamment l'épisode de l'ordonnance fantôme de décembre 2023 qui avait prévu la mise en liberté des principaux accusés avant d'être démentie par son propre auteur .
Cette affaire, depuis son ouverture, suscite un vif intérêt de l'opinion publique. Les observateurs suivront avec attention les débats de cette nouvelle audience, dont les conclusions pourraient peser sur la suite de la procédure.
Entre disparitions de procès-verbaux, promesses de postes dorés à l'issue du procès pour le Commissaire du Gouvernement, et contestation des aveux mêmes des exécutants, l'affaire Martinez Zogo est devenue le symbole des dérives d'un système judiciaire où le droit trinque face aux intérêts politiques.









