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General News of Monday, 30 April 2018

Source: camer

Affaire MIDA: le gouvernement ne va plus rembourser les victimes

L’opération de comptage de l’argent saisi aboutit au montant de 3,6 milliards Fcfa, soit une différence de 9,2 milliards par rapport à la somme collectée.

Dans un communiqué signé hier, le ministre de la Communication (Mincom), Issa Tchiroma Bakary, porte à la connaissance du public que l’opération de comptage de l’argent retrouvé dans les locaux de la Mission d’intégration et de développement pour l’Afrique (Mida) au quartier Ahala à Yaoundé, a abouti à une somme de 3 622 928 550 Fcfa. Un montant qui se situe à des années lumières de celui avancé par les responsables de la Mida (12. 798. 825.000 Fcfa), pour 11885 souscripteurs, associations et individus compris.

La différence entre la somme collectée par la Mida auprès des souscripteurs et la somme saisie par les services de sécurité est de 9. 175. 896. 450 Fcfa. Il apparaît clairement dès lors un péril sur le remboursement des souscripteurs promis à grand renfort de publicité par le gouvernement. Selon le Mincom, les enquêtes se poursuivent, avec la participation des responsables de la Mida, aux fins d’établir la destination de la somme manquante.

En attendant l’aboutissement de ces recherches, la commission de recensement et de remboursement présidée par le gouverneur de la région du Centre « va d’ores et déjà engager les travaux d’identification des souscripteurs et établir les modalités de remboursement de ceux-ci, au prorata des sommes saisies ».

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Il va sans dire, précise Issa Tchiroma Bakary, « que les promoteurs de la Mida seront responsables du rétablissement de l’ensemble des souscripteurs dans leurs droits ». Il s’agit là d’une conclusion qui va décevoir ceux qui avaient naïvement cru que le chef de l’Etat Paul Biya, en promettant le remboursement des souscripteurs de la Mida, ordonnerait le déblocage des fonds du Trésor public pour les besoins de la cause.

Pour mémoire, la Mida, qui opérait officiellement dans l’humanitaire depuis septembre 2017 au Cameroun, formait des jeunes dans les domaines du civisme, du secourisme et accompagnait financièrement ceux-ci à la fin de la formation. Les adhérents de la tranche d’âge 15-32 ans devaient investir à l’entrée à hauteur de 12500 Fcfa pour toucher 70.000 Fcfa à la fin de la formation qui durait environ trois semaines.

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Mais pour le gouvernement, qui a officiellement mis fin à ses activités depuis le 21 avril dernier, la Mida, présentée par des promoteurs mafieux sous plusieurs appellations usurpées, n'a aucune existence légale sur le territoire national. «Il s'agit en réalité d'une entreprise monstrueuse d'escroquerie de grande envergure, dont l'objectif déclaré par les initiateurs, sur fond d'activités dolosives, clientélistes et d'opérations de charme, est de faire miroiter à leurs victimes - pour l'essentiel de jeunes camerounais - des formations, des recrutements et des financements mirobolants pour leurs projets», a martelé Issa Tchiroma Bakary dans le communiqué.

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