Actualités of Thursday, 17 September 2026

Source: www.camerounweb.com

Affaire LGBT : Confidences sur les relations entre Beti Assomo et le général Ngolo Ngomba

Dans une République, le grade ne doit protéger personne contre la critique Dans une République, le grade ne doit protéger personne contre la critique

Dans cette tribune publiée sur les réseaux sociaux, Augustin Menkem reviens sur les relations professionnelles entre le ministre Joseph Beti Assomo et le général Tobie Gabriel Ngolo Ngomba avec des accusations personnelles non étayées. Il estime que les allégations évoquant une prétendue « affaire LGBT » reposent, en l’absence de preuves vérifiables et de sources identifiables, sur des insinuations ou des rumeurs.

BETI ASSOMO – NGOLO NGOMBA : NE PAS CONFONDRE RELATION PROFESSIONNELLE ET AFFAIRE IMAGINAIRE

Il faut savoir raison garder lorsqu’on évoque des responsables de l’État et, plus particulièrement, des hauts responsables de la Défense nationale.

Le ministre délégué à la Présidence chargé de la Défense, Joseph Beti Assomo, et le Général de Brigade Tobie Gabriel Ngolo Ngomba évoluent dans un cadre institutionnel clairement défini. Le premier exerce les responsabilités gouvernementales liées à la Défense ; le second exerce des fonctions de commandement militaire. Le Général Ngolo Ngomba a d’ailleurs été officiellement installé comme Commandant de la Deuxième Région Militaire Interarmées par le ministre Beti Assomo en août 2025.

De là à transformer une relation professionnelle et hiérarchique en une prétendue « affaire LGBT » impliquant les deux hommes, il y a un gouffre que ni les faits établis ni les éléments publics disponibles ne permettent de franchir.

Une accusation aussi grave ne peut reposer sur des insinuations, des montages, des publications anonymes ou des rapprochements fabriqués. Lorsqu’une personne met en cause l’honneur et la réputation de hauts responsables, la moindre exigence est de produire des faits vérifiables, des documents authentifiés et des sources identifiables.

Le Général Ngolo Ngomba doit être jugé sur ses actes et ses responsabilités officielles, notamment dans l’exercice de son commandement. Quant au ministre Beti Assomo, son action relève de ses attributions institutionnelles à la tête du département chargé de la Défense.

La critique est légitime. La contradiction est nécessaire. L’enquête journalistique est indispensable. Mais la rumeur ne saurait se substituer à la preuve.

Dans une République, le grade ne doit protéger personne contre la critique ; mais il ne doit pas non plus transformer une personne en cible facile pour des accusations sans fondement établi.

On peut questionner des responsables publics. On peut examiner leurs décisions. Mais on ne fabrique pas des scandales à partir de simples relations professionnelles. La responsabilité intellectuelle impose une frontière claire entre l’information, l’allégation et la diffamation.

Menkem Augustin