Actualités of Monday, 31 August 2026
Source: www.camerounweb.com
Un vent de doute plane sur l'affaire qui secoue la gendarmerie nationale depuis quelques jours. Le capitaine Kenneth Effoudou, ex-chef du renseignement à l'État-major particulier, accusé de viol par une sous-officière, voit sa défense s'appuyer sur des incohérences troublantes dans la plainte et les pièces du dossier, selon des révélations exclusives.
Alors que Sabrina Djongang Ngongang, maréchal des logis, accuse le capitaine de l'avoir violée le 13 novembre 2024, de sérieuses zones d'ombre émaillent le dossier, relancé en pleine guerre des clans au sommet de l'État .
Un certificat médical signé par un résident en anesthésie ?
Première incohérence majeure : le certificat médico-légal, qui fait état de lésions vaginales et d'une infection sexuellement transmissible , aurait été signé par le Dr Essoh Jonathan. Or, ce dernier était, à la date de sa signature, résident en 3e année d'anesthésie-réanimation, une spécialité sans lien direct avec la gynécologie ou la médecine légale.
Comment un résident en anesthésie a-t-il pu produire un certificat de ce type ? La question interpelle et jette un doute sur l'authenticité du document.
Une plainte enregistrée deux jours avant les faits ?
Deuxième incohérence : la plainte de la sous-officière est datée du 18 novembre 2024, mais porte un cachet d'arrivée au secrétariat de la Sécurité militaire (Semil) en date du 16 novembre 2024, soit deux jours avant la rédaction des faits [citation:user]. Comment un document peut-il être enregistré avant même d'avoir été rédigé ?
Cette antériorité interroge sur l'authenticité de la plainte et la chronologie réelle des événements.
Une convocation pour un officier déjà radié ?
Troisième incohérence : le capitaine Effoudou a été radié de l'armée en mars 2024 . Or, les faits qu'on lui reproche se seraient déroulés en novembre 2024. Comment un officier radié depuis plusieurs mois pouvait-il encore avoir autorité sur une sous-officière ? [citation:user]
Cet anachronisme fragilise considérablement la crédibilité de l'accusation.
Le 19 novembre, une convocation officielle signée par le colonel Joël Émile Bamkoui, alors chef de la Semil, a bien été établie à l'encontre du capitaine . Mais le dossier semble s'être arrêté là. L'affaire aurait-elle été étouffée ?