Actualités of Monday, 1 June 2026
Source: www.camerounweb.com
Certains porte-parole du Rassemblement Démocratique du Peuple Camerounais (RDPC) sont accusés de diffuser de fausses accusations contre l’activiste camerounais Paul Chouta. En réaction face aux accusations proférées contre l’activiste, la journaliste Angie Forbin estime que ce dernier a été victime de persécutions, d’une incarcération injustifiée et de violences, et reproche au parti au pouvoir de continuer à alimenter des campagnes de discrédit plutôt que de reconnaître les torts qui lui auraient été causés.
Ces émissaires mythomanes du RDPC
Une femme qui ment avec l’assurance d’un arracheur de dents : voilà ce que le public a découvert sur ce plateau télévisé le Dimanche 31 Mai. Paul Chouta, lui, n’en est pas à sa première descente aux enfers. Il a déjà été la cible de 3 affaires manifestement fabriquées de toutes pièces — deux affaires dont nous reparlerons, tant elles illustrent une mécanique désormais bien rodée.
Mais aujourd’hui, face à la caméra, l’émissaire du RDPC a choisi de devenir le relais décomplexé d’un de ces mensonges, alors même que le pays reste bouleversé par le drame de la petite Joyce Nawal.
La stratégie n’a rien de nouveau : les porte voix mandatés par le parti au pouvoir ont souvent excellé dans l’art de la contre vérité. On se souvient encore de ces personnalités, que l’on croyait responsables, accusant Maurice Kamto d’actes ignobles, jurant détenir des preuves et des enregistrements. Une plainte fut déposée, puis le dossier s’évapora, et les adversaires du leader du MRC applaudissaient une histoire manifestement sortie du chapeau d’un illusionniste.
Heureusement que Paul Chouta a pu exercer son droit de réponse en temps réel, au grand déplaisir de son accusatrice, dont le sourire narquois trahissait davantage l’embarras que la conviction.
Chouta a failli payer le prix ultime pour des accusations portées par les mêmes cercles. Incarcéré pour une affaire dénuée de sens, il a perdu deux années de sa vie. À sa libération, il a de nouveau été ciblé : enlevé par des hommes agissant manifestement sur ordre, roué de coups, laissé pour mort.
Aujourd’hui, la seule phrase que l’État et donc le RDPC devrait prononcer lorsqu’il évoque cet homme est simple : « I am sorry. »
Et de grâce, si l’on doit encore parler pour le RDPC, qu’on épargne au moins aux femmes la mission d’aller mentir sur les plateaux télé… surtout le jour même de la fête des mères.