Actualités of Wednesday, 23 September 2026

Source: www.camerounweb.com

ASSASSINAT : révélations explosives sur Ferdinand Ngoh Ngoh (vidéo)

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Dans une vidéo diffusée sur ses plateformes, le journaliste Morgan Palmer rapporte une déclaration particulièrement grave concernant l'affaire Martinez Zogo. Selon les propos relayés, des éléments de preuve auraient été effacés au domicile de Ferdinand Ngoh Ngoh, secrétaire général de la Présidence de la République, deux jours après l'assassinat du journaliste. Cette révélation intervient alors que le dossier continue d'être examiné par la justice militaire camerounaise, et qu'aucune décision définitive n'a encore été rendue.

C'est une accusation qui pèse lourdement dans un dossier déjà saturé de zones d'ombre. Dans une vidéo récente, le journaliste Morgan Palmer affirme que des éléments de preuve auraient été effacés au domicile de Ferdinand Ngoh Ngoh, deux jours seulement après l'assassinat de Martinez Zogo, survenu en janvier 2023. Selon les propos qu'il relaye, ces éléments auraient pu constituer des pièces à conviction essentielles pour établir la vérité sur l'enlèvement et la mort du journaliste d'Amplitude FM.

Des accusations qui s'accumulent

Cette déclaration n'est pas isolée. Elle s'inscrit dans une série d'accusations formulées publiquement par l'ancien capitaine de renseignement Kenneth Romuald Effoudou, dans des interviews menées par Morgan Palmer lui-même. Effoudou, radié de l'armée en juin 2026, avait déjà désigné Ferdinand Ngoh Ngoh comme le commanditaire présumé de l'assassinat de Martinez Zogo. Il affirmait notamment que le secrétaire général de la Présidence aurait eu intérêt à faire taire le journaliste pour protéger des activités illicites et étouffer des révélations compromettantes.

Ces accusations, aussi graves soient-elles, restent contestées et n'ont pas, à ce stade, été établies par une décision judiciaire définitive. Ferdinand Ngoh Ngoh n'a jamais été formellement mis en cause par le Tribunal militaire de Yaoundé, qui juge actuellement dix-sept accusés dans cette affaire. Le nom du secrétaire général de la Présidence a toutefois été cité à plusieurs reprises lors des débats, notamment dans les déclarations du colonel Justin Danwé, qui a affirmé avoir reçu l'ordre de l'opération avant même sa rencontre avec Jean-Pierre Amougou Belinga.

Ce que dit exactement Morgan Palmer

Selon les éléments rapportés dans sa vidéo, Morgan Palmer affirme que des preuves matérielles auraient été détruites au domicile de Ferdinand Ngoh Ngoh dans les quarante-huit heures suivant la découverte du corps de Martinez Zogo. Il évoque notamment des documents, des enregistrements ou des données numériques qui auraient été effacés pour empêcher leur exploitation par les enquêteurs.

Le journaliste précise toutefois que ces informations proviennent de sources qu'il présente comme fiables, mais qu'il ne peut pas, à ce stade, en garantir l'authenticité. Il invite son audience à faire preuve de discernement et à attendre les conclusions de l'enquête judiciaire.

Une affaire toujours en cours

Le dossier Martinez Zogo reste l'une des affaires les plus sensibles de l'histoire judiciaire camerounaise. Depuis l'ouverture du procès, les révélations se succèdent, mais la question de l'identité des commanditaires demeure sans réponse définitive. Les avocats de la défense contestent régulièrement la solidité des preuves présentées par l'accusation, tandis que la partie civile réclame que toute la lumière soit faite.

Contacté, l'entourage de Ferdinand Ngoh Ngoh n'a pas souhaité commenter ces nouvelles accusations. Le Tribunal militaire de Yaoundé n'a pas non plus réagi aux propos de Morgan Palmer. Une chose est certaine : dans cette affaire, chaque révélation, aussi explosive soit-elle, doit être confrontée aux exigences de la procédure judiciaire et au principe de présomption d'innocence.