L’information est contenue dans un communiqué du Ministre des Transports en date du 06 février 2026.
Dans sa sortie, le ministre Jean Ernest Ngalle Bibehe dénonce l'utilisation d'applications non autorisées permettant à des navires de circuler sous pavillon national en toute illégalité, une situation qui menace directement la crédibilité de la signature du pays sur les mers du globe.
Le communiqué relève des immatriculations dans le registre maritime des navires identifiés comme appartenant à la « flotte fantôme ».
« Le Ministre des Transports, Autorité Maritime Nationale, informe le public qu’à la suite de vérifications en cours sur le registre maritime, plusieurs cas d’immatriculations frauduleuses, effectuées au moyen d’applications non autorisées, ont été détectés. Le Gouvernement de la République du Cameroun dénonce cet usage frauduleux du pavillon national et décline toute responsabilité à l’égard de ces actes répréhensibles », indique le ministère des Transports dans le communiqué.
Face à cette menace sur la sûreté maritime, le Gouvernement a pris une mesure de conservation exceptionnelle : la suspension immédiate et jusqu'à nouvel ordre de l'immatriculation de tous les engins flottants opérant hors des eaux territoriales. Cette décision, qui s'accompagne d'un désengagement total de la responsabilité de l'État vis-à-vis des actes commis par ces navires fraudeurs, marque le début d'une réforme législative majeure visant à verrouiller le système.
« Dans l’attente de l’aboutissement de la réforme visant à renforcer le cadre juridique en la matière, les immatriculations des engins flottants appelés à naviguer hors des eaux territoriales camerounaises sont suspendues jusqu’à nouvel ordre, à compter de la date de signature du présent communiqué, sans préjudice des sanctions qui pourraient être prises à l’encontre des armateurs indélicats. », précise Jean Ernest Ngalle Bibehe.
Il faut rappeler qu’une opération, menée par les agents du Groupe des opérations spéciales (GEO) avec le soutien de la DEA américaine et de la NCA britannique, a visé un porte-conteneurs parti du Brésil et en route vers l’Europe.
Dans un communiqué de la police espagnole, rendu public le 12 janvier 2026, la drogue était cachée dans 294 colis soigneusement dissimulés. Treize membres d’équipage ont été interpellés. Une arme à feu, utilisée pour protéger la cargaison illicite, a également été saisie.
« Le Cameroun impliqué dans la plus grosse saisie de Cocaïne de l’histoire. L’État mafieux garde un silence complice.
La plus importante saisie de cocaïne jamais réalisée vient d’exposer au grand jour ce que le régime camerounais s’efforce de dissimuler depuis des décennies : un État gangrené, instrumentalisé par des réseaux criminels opérant au sommet du pouvoir. Une opération internationale d’envergure, impliquant des agences américaines, britanniques et espagnoles, a permis l’arraisonnement d’un navire marchand battant pavillon camerounais, dûment immatriculé au Cameroun, dans lequel étaient dissimulées plusieurs tonnes de cocaïne pure, d’une valeur estimée à 400 millions d’Euros.
Face à ce scandale mondial, le régime de Yaoundé a choisi le silence. Aucun communiqué. Aucune explication. Ce mutisme confirme que le Cameroun est devenu, sous Paul Biya, une plateforme logistique du narcotrafic international, au service d’une petite coterie prédatrice qui s’enrichit dans l’ombre pendant que tout un peuple paie le prix de cette criminalité d’État.
Les conséquences sont incalculables : humiliation internationale, stigmatisation des Camerounais à l’étranger, visas refusés, frontières fermées, soupçon permanent. Pendant ce temps, les perroquets du pouvoir, hier si loquaces lorsqu’il s’agissait de fabriquer de fausses affaires de drogue contre des opposants, se terrent aujourd’hui. Bruno Bidjang, si prompt à salir la mémoire de feu Anicet Ekane et à diffamer Djeukam Tchameni, a soudain perdu la voix, en avalant son mensonge et sa langue fourchue. Quelle ironie révélatrice !
Paul Biya et son entourage doivent pourtant le savoir : les puissances occidentales ne transigent pas lorsqu’il s’agit de trafic de stupéfiants, et encore moins de cocaïne. À défaut d’une clarification rapide, transparente et crédible sur l’implication du Cameroun dans cette saisie historique, les conséquences politiques, diplomatiques et judiciaires pourraient être lourdes, voire dévastatrices, pour les responsables concernés. On peut bien se poser cette question : Paul Biya’a est-il le Maduro du Cameroun ?
Brice Nitcheu »









