Le degré de corruption et de sabotage des deniers publics inquiète certains hauts responsables de l’État, encore attachés aux valeurs républicaines. Le cri de colère d’un officier de police qui refuse de se taire face au naufrage de la nation la plus corrompue au monde en est un exemple.
Dans un courrier adressé au président Paul Biya à la veille du remaniement ministériel, l’officier de police, qui a préféré gardé l’anonymat livre certains de ces supérieurs qui s’illustrent négativement dans la gestion du dernier concours de la police.
Lisez et mesurez l’ampleur du désastre
HAUTE NOTE D’ALERTE – URGENCE ABSOLUE
Objet : Sabotage d’État et corruption systémique : l’impératif catégorique d’annulation du dernier concours de la Police.
Monsieur le Président de la République,
La Sûreté Nationale est aujourd'hui le théâtre d'une imposture sans précédent. Le dernier concours de police n'est plus une procédure de recrutement, mais un vaste marché noir où le mérite est sacrifié sur l’autel de l’affairisme. La stabilité même de nos institutions est compromise par des réseaux mafieux agissant au cœur de la DGSN.
L’annulation immédiate de ce simulacre de concours s’impose pour les motifs de haute trahison suivants :
1. Une fraude originelle avérée et criminelle
Le processus a été souillé dès son lancement par une fuite massive des épreuves orchestrée depuis le Secrétariat Général de la DGSN. L’incarcération à la prison centrale de Kondengui du chauffeur du SG/DGSN et de ses sept complices n’est que la face visible d’un complot interne visant à brader l'autorité de l'État.
2. L'ingérence inacceptable d'un civil sur le corps souverain
Il est intolérable que la gestion d'un corps paramilitaire soit livrée au Révérend Père Shalom. Ce civil, agissant en dehors de tout cadre légal et hiérarchique, manipule les listes finales selon son bon vouloir, transformant une sélection rigoureuse en un népotisme arbitraire cautionné par la Direction Juridique et la Sous-Direction de la Gestion Administrative.
3. Sabotage par les réseaux du SG Dominique Baya
Malgré sa mise à l'écart, l’ombre toxique de Dominique Baya plane encore. Ses lieutenants, le CD Patrice Essame (Secrétaire Permanent) et le CD Modassié (Sous-Directeur de la Gestion Administrative), se livrent à une véritable guérilla administrative. En représailles à l’éviction de leur mentor, ils manipulent les bases de données informatiques pour imposer leurs protégés et humilier les candidats méritants.
4. Un système de corruption généralisé et mafieux
Le mérite est mort : les notes réelles ont été purement et simplement substituées par des tarifs financiers. Les listes d’admissibilité sont le produit de transactions nocturnes occultes tenues à Mbalmayo ou dans les résidences privées du Chef de la Division Juridique et de son complice de la Gestion Administrative. C’est une insulte à la jeunesse camerounaise et un danger pour la sécurité nationale.
5. Mise en scène criminelle et marginalisation du DGSN
L’incendie criminel du bureau du SG n'est qu'un écran de fumée grossier destiné à détruire les preuves des détournements massifs de lignes de crédit entre la SDAF et le Secrétariat Général. Pendant ce temps, le Délégué Général à la Sûreté Nationale (DGSN) est systématiquement court-circuité et neutralisé par ces réseaux qui refusent toute délibération collégiale et transparente.
Monsieur le Président, laisser ce concours arriver à son terme, c’est valider le braquage de la Police par un clan d’insurgés financiers.
Pour éviter l'implosion sociale et restaurer l'honneur de la Sûreté Nationale, seule votre haute intervention pour l'annulation pure et simple de ce processus peut encore sauver l'institution.
Dans l'attente de votre action de salut public, je vous prie d'agréer, Monsieur le Président, l'expression de mon dévouement absolu.
Le Commissaire









