La MUPECI a lancé le 8 octobre à Garoua une activité de finance islamique baptisée AL-FALAH, déployée dans quatre agences à Garoua, Yaoundé et Douala.
L’établissement annonce un total de bilan de 120 milliards de FCFA et 13 milliards de capital et réserves au 30 septembre. Sa taille lui donne une base de clientèle et une capacité de distribution, mais la qualification « islamique » doit se lire dans les contrats : nature de l’achat, marge, partage du risque, pénalités et frais.
Cette offre peut attirer des clients qui évitent le crédit à intérêt ou cherchent des financements adossés à un actif. Elle peut aussi financer des commerçants et de petites entreprises insuffisamment servis. Le défi sera d’expliquer les produits en français et dans les langues utiles, sans faire reposer la confiance sur le seul vocabulaire religieux.
Une gouvernance de conformité indépendante, des simulations de coût total et un mécanisme de plainte accessible permettraient de distinguer l’innovation réelle d’un habillage commercial. La comparaison avec un crédit conventionnel équivalent doit rester possible.









