Actualités of Tuesday, 20 October 2026
Source: www.camerounweb.com
« La piste que les enquêteurs de la commission mixte, les juges d'instruction et le Commissaire du gouvernement refusent d'ouvrir. » Dans une analyse au long cours, Paul Chouta déroule une hypothèse explosive sur l'assassinat de Martinez Zogo : celle d'une manipulation des services de renseignement par un clan rival pour faire porter le chapeau à un autre. Selon lui, si le clan Amougou Belinga aurait pu commander une « correction » à la DGRE, c'est le clan Ngoh Ngoh — via la Direction générale des impôts de Modeste Mopa Fatoing — qui aurait « piraté » l'opération pour assassiner le journaliste et couler ses adversaires. Une théorie qui, si elle était vérifiée, expliquerait l'acharnement à étouffer la piste de la coupure de la connexion Internet du commando. Une affaire où, selon l'auteur, les deux clans mafieux du régime ont joué et perdu, au détriment de la vérité et de la vie d'un homme.
AFFAIRE MARTINEZ ZOGO : La piste que les enquêteurs de la commission mixte, les juges d'instruction et le Commissaire du gouvernement refusent d'ouvrir
Il faut qu'on soit bien compris. Même en prenant en compte la présomption d'innocence, un esprit normalement constitué ne peut pas ne prendre en compte que les révélations tonitruantes, très documentées, que faisait Martinez ZOGO avait pour but avoué d'atomiser le clan AMOUGOU BELINGA , Louis Paul MOTAZE, Laurent ESSO, le général Ivo DESANCIO YENWO etc... Et donc de le mettre hors course dans la lutte interne au régime pour la succession de Paul Biya que ce clan et le clan rival, par naïveté, pensaient et pense encore être une affaire interne au pouvoir.
une fois que ceci est admis, logiquement, on doit se poser la question de savoir: qui ravitaillait Martinez ZOGO en dossiers d'Etat, et dans quel but ?
Il est, en effet, évident que c'est un pan puissant de l'Etat qui le ravitaillait. Les documents, ou plutôt les bombes, de Martinez ZOGO sortaient tout droit de la très discrète Direction Générale des Impôts alors dirigé par Modeste MOPA FATOING, ouvertement adversaire à son ministre, Louis Paul MOTAZE, et ostensiblement un fidèle du SGPR, Ferdinand NGOH NGOH, chef de file du clan ennemi à celui des MOTAZE, AMOUGOU BELINGA, Laurent ESSO etc..
On peut, sur la base de ce qui précède et en prenant en compte les menaces publiques du clan AMOUGOU BELINGA, lancées vis sa garde rapprochée constituée de Bruno BIDJANG et co, contre Martinez ZOGO, et qui d'ailleurs sont contenues dans le travail, largement perfectible des experts, faire l'hypothèse que les membres de ce clan mafieux avaient intérêt à faire taire le porteur de bombes, Martinez ZOGO.
C'est ici que toute l'enquête a péché. En effet, faire l'hypothèse que le clan AMOUGOU et co avait tout intérêt à faire taire Martinez ZOGO n'implique pas NESSESSAIREMENT que le clan a tué celui-ci.
Compte tenu du fait que le clan ennemi, le clan de Ferdinand NGOH NGOH et co, avait déjà réussi à faire passer dans l'opinion l'idée que s'il arrivait quelque chose à Martinez ZOGO AMOUGOU BELINGA et les membres de son clan seraient tenus pour responsables, il était difficile pour AMOUGOU BELINGA et les siens de décider d'assassiner Martinez ZOGO. En effet, ils étaient les premiers suspects naturels.
Mais dans sa fougue bien connue de tous, AMOUGOU BELINGA qui était personnellement mis mal à l'aise à chaque sortie kamikaze de Martinez ZOGO, pourrait avoir fait appel à la DGRE pour "administrer une bonne correction" à "l'insolent provocateur". C'est ici que la responsabilité personnelle de Maxime EKO EKO, DG de la DGRE, dont tous les moyens logistiques ( ressources humaines, armes, moyens radio, le Pc, matériels roulants et divers etc..) ont été mobilisés sur une période longue et continue est engagée. Et sans vouloir prononcer un quelconque verdict dans cette affaire, en faisant un parallèle avec des affaires similaires survenus ailleurs et notamment en France (
https://www.lemonde.fr/.../l-ex-patron-de-la-dgse-bernard...), un patron des services de renseignements dont tous les moyens logistiques ont été impliqués dans une opération, sans jamais qu'il ne sanctionne personne, peut difficilement démontrer qu'il n'en porte aucune responsabilité.
Si on admet donc l'hypothèse que le clan D'AMOUGOU BELINGA a recruté la DGRE pour "corriger" Martinez ZOGO, on doit se demander qui alors l'a assassiné, et dans quel but.
Demander à la DGRE de "corriger" Martinez est déjà en soi un crime pénalement réprimé, et qui doit l'être. Autrement dit, dans cette hypothèse, le clan AMOUGOU ne peut pas échapper au couperet de la justice, si les juges font du droit et pas de la politique. La peine pour un tel crime est très lourde.
Qui peut avoir piraté le projet de "correction" du duo clan AMOUGOU /DGRE, c'est à dire profiter de la "petite correction" pour assassiner Martinez ZOGO et à quelles fins ?
La réponse, qui n'est qu'une hypothèse, nous mène naturellement au clan rival et ennemi, celui dont le chef de fil est Ferdinand NGOH NGOH.
Pourquoi toutes les enquêtes ont jusqu'ici refusé d'ouvrir cette piste qui pourtant aurait retenu l'attention de tout enquêteur sérieux, soucieux non pas de protéger des personnalités, une des factions en guerre pour le mirage de la succession interne au régime de Paul Biya.
Pourquoi l'unanimité de la fameuse commission mixte à volé en éclat lorsque la police a demandé l'audition des patrons des compagnies de téléphone afin de clarifier la coupure de la connexion whatsapp du commando de Danwe alors que celui-ci était en pleine opération de "correction" de Martinez ZOGO ? Le but de cette manœuvre était de geolocaliser les hommes du colonel Danwe. Pourquoi les localiser alors que ce n'était pas pour faire un flagrant délit ? Qui a ordonné aux opérateurs téléphoniques de la connexion dans le groupe WhatsApp du commando. Qui a empêché et empêche aux opérateurs téléphoniques de se soustraire à la justice ?
Pourquoi le responsable de police, membre de la commission mixte, qui avait mis un point d'honneur à entendre les opérateurs téléphoniques subit-il un acharnement professionnel depuis lors ?
Sur la base de ces interrogations, voici ce qui pourrait s'être passé dans cette affaire de l'assassinat de Martinez ZOGO.
Le clan Ferdinand NGOH NGOH ayant par cynisme politique utilisé Martinez ZOGO comme un véhicule bélier, alimenté depuis la Direction Générale des Impôts, dirigée par le très ambitieux
Modeste MOPA FATOING, homme de main du SGPR au MINEFI, aurait poussé le clan rival D'AMOUGOU BELINGA, à commander une "bonne correction" pour "l'insolent" à la DGRE grâce à sa puissance financière solente et réputée généreuse et son puissant niveau d'infiltration du service de renseignement, qu'il aurait, pendant le déroulement de l'opération, piraté pour assassiner, sans état d'âme, Martinez ZOGO. Cette hypothèse expliquerait la présence de SAVOM dans le dossier, et surtout le très grande difficulté que le juge d'instruction pro AMOUGOU BELINGA, SIKATI, a rencontré pour simplement l'auditionner. Souvenez vous que, alors que la justice tentait de l'auditionner, Martin SAVOM, marabout de Fernand NGOH NGOH et en même temps son homme des coups tordus, avait fait une curieuse sortie dans laquelle il demandait carrément protection à Chantal Biya et à Ferdinand NGOH NGOH.
En clair, si le clan mafieux D'AMOUGOU BELINGA, Louis Paul MOTAZE, Laurent ESSO, général Ivo DESANC3 YENWO, Bruno BIDJANG, MOPA et... pourrait être coupable de l'enlèvement et de la torture de Martinez ZOGO, Ferdinand NGOH NGOH et son clan mafieux pourrait en réalité être celui qui a assassiné leur propre agent dans le but cynique et pouvoiriste de couler dans du béton armé le clan D'AMOUGOU BELINGA.
Voilà la piste que tous les enquêteurs, à l'exception du juge d'instruction, allié mafieux du clan AMOUGOU, qui il faut le rappeler ont agi sous les ordres directs du clan de la présidence de la république, le juge d'instruction
Lieutenant-Colonel NZIE Pierrot Narcisse, lui aussi sous influence, le commissaire du gouvernement, Cerlin BELINGA, on énergiquement écarté. Avec une volonté manifeste de tronquer les faits pour sauver le soldat NGOH NGOH et au passage de négocier quelques avantages financiers avec le clan mafueux d'AMOUGOU BELINGA.
Les deux clans mafieux qui se sont bercé de l'illusion qu'ils vont regeler la succession au sommet de l'Etat en interne au RDPC sont, selon cette hypothèse, impliqués à des degrés différents, dans l'assassinat crapuleux de Martinez ZOGO qui était lui même impliqué dans ce jeux anti démocratique. Les deux clans doivent donc répondre de leurs actes. Les juges du tribunal militaire dont on connaît la propension à rendre des décisions politiques en faveur du plus fort du moment et le niveau de corruption de son président Baudoin MISSE DJONE,( largement impliqué dans le scandale des détournements via les fausses taxes à témoins dans laquelle sont trempés pratiquement tous les magistrats militaires en fonction et retraités- même l'arrogant capitaine de vaisseau Cyrille Serge ATONFACK GUEMO- Conf. Les PV d'enquête du SCRJ de 2013), du Commissaire du Gouvernement, Cerlin BELINGA, riche propriétaires bien connu, doivent dire le droit et non faire de la politique. Ils prendraient un gros risque de plonger le pays s'ils choisissaient de faire plutôt de la politique que de dire le droit dans cet assassinat politique qu'est l'assassinat de Martinez ZOGO.
𝑷𝒂𝒖𝒍 𝑪𝒉𝒐𝒖𝒕𝒂 (𝑷𝑪)/𝙇𝙚 𝙏𝙜𝙫 𝙙𝙚 𝙇'𝙞𝙣𝙛𝙤