Actualités of Friday, 29 August 2025

Source: www.camerounweb.com

140 millions FCFA disparaissent dans un hôtel à Yaoundé

La ville et capitale du pays s’est réveillée dans une énième affaire de vol à grande échelle. La somme dérobée est tellement grande que la nouvelle de sa disparition peut donner du vertige aux responsables de l’établissement hôtelier et à toutes les personnes aux oreilles de qui les faits peuvent parvenir.

La mauvaise foi et la filouterie ont solidement pris quartier dans les quartiers de Yaoundé, excusez du peu. Désormais, la moindre inattention des uns et des autres se paie cash. Le vol, l’arnaque, l’escroquerie, le mensonge, le faux et usage de faux, etc. sont omniprésents. Qui s’égare se fait avoir, à son grand regret.

À l’hôtel Star Land, grand complexe situé à Yaoundé, il a été arrêté quatre employés. Les travailleurs interpellés avec violence et rapidité sont âgés entre 24 et 32 ans.

On les accuse d’avoir volé la somme de 140 millions de francs CFA. Un montant jugé excessif et trop important pour enterrer l’affaire comme si de rien n’était.

Les accusés ont été torturés pendant deux semaines à la Direction régionale de la police judiciaire (DRPJ) par un certain commissaire. Il se fait appeler Zo’o Obam. Beaucoup de personnes le connaissent pour sa capacité à soutirer des informations et des aveux aux accusés qui sont amenés chez lui.

Plusieurs semaines avant l’interpellation des quatre membres du personnel présentés comme les coupables, les employés se plaignaient d’être sous-payés et également maltraités de façon indigne et inhumaine. L’accusation du vol des 140 millions de francs intervient juste quelques jours après les rumeurs de démission de ces personnes.

Autant de facteurs qui ne sonnent pas comme de simples coïncidences pour le responsable de l’hôtel qui a décidé de tirer cette affaire au clair. Les quatre employés ont été envoyés à la prison de Kondengui par le juge d’instruction, Kana Gaston.

Des tractions continuent d’être faites pour retrouver la somme disparue, mais les recherches sont improductives jusqu’ici. L’heure est aux inquiétudes.