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General News of Friday, 2 October 2015

Source: cameroon-info.net

12 000 personnes fuient Boko Haram au Lac Tchad


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Le groupe Boko Haram, devenu Etat islamique en Afrique de l’Ouest, continue de faire des ravages à l’Extrême-nord du Cameroun. Aux victimes civiles et militaires qui se comptent par centaines, il faut désormais ajouter des milliers de déplacés. L Œil du Sahel (ODS) du 1er octobre renseigne ainsi qu’environ 12.000 personnes ont quitté les villages situés aux alentours du Lac Tchad.

Le journal illustre son information avec des cas bien précis de villages vidés de leurs populations respectives. Le cas du village Tchika. Cette bourgade d’environ 5000 âmes, située à une quinzaine de km de Hilé Alifa, dans le Logone et Chari n’a plus d’habitants. «Mahamat a tout laissé derrière lui, à Tchika, A la tête d’une famille de cinq personnes, il n’a plus qu’une seule idée en tête : rejoindre Kousseri, où est installée son petit frère», écrit ODS qui publie le témoignage de l’intéressé : «Pour l’instant, je n’ai pas d’argent pour poursuivre ma route. Je n’ai rien emporté avec moi et je n’ai non plus rien là-bas, on m’a dit que tout a été brûlé».

Les causes de ces départs massifs sont généralement dues aux exactions à répétition du groupe terroriste qui sème la terreur dans les villages frontaliers avec le Nigeria. Selon le journal, «Dans de nombreux villages aux alentours du lac Tchad, précisément les arrondissements de Hilé Alifa et Darak, c’est désormais à un long exode des populations que l’on assiste au quotidien. Kamouna, Mourdas, Hilé-Andalgui et Kadouna-Roua ont ainsi été désertés. Pas une seule âme qui vive».

Lorsque les habitants ne fuient pas les incursions meurtrières de Boko Haram, elles partent pour éviter d’être des victimes collatérales des combats entre les forces régulières et les insurgés.

«Les armées nigériane et tchadienne exercent une forte pression sur Boko Haram dans une certaine partie du lac Tchad. Ceux-ci viennent trouver refuge chez nous où le dispositif sécuritaire présente encore des failles. Ils viennent aussi s’approvisionner dans nos champs. Quand nous abandonnons nos villages parce que nous ne pouvons faire autrement, ils restent récolter ce que nous avons semé», témoigne dépité, un habitant de Tchika, désormais installé à Hilé Alifa.

Pour l’instant, les autorités administratives semblent à la recherche d’une solution.

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