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General News of Friday, 3 March 2017

Source: camerounweb.fr

11 morts mystérieuses à la prison de Kondengui


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4000 détenus pour une prison construite pour 1000 personnes. Voilà l’effectif pléthorique de la prison civile de Kondengui que certains surnomment le « Guantanamo Camerounais ». C’est l’autre mouroir que redoutent les Camerounais, avec des conditions hygiéniques déplorables. Ce qui cause des décès presque toutes les semaines.

D’après nos sources, des décès en cascade sont actuellement enregistrés à la prison centrale de Kondengui. En une semaine, 11 personnes sont décédées au quartier 3 de ladite prison.

Le quartier 3 contigu au quartier spécial où réside Atangana Mebara, Inoni, Iya Mohamed et d’autres barons du régime, est surpeuplé avec des détenus qui dorment parfois assis ou debout faute d’espaces. Les maladies circulent comme des globules.

Les quartiers 8 et 9 appelés là-bas Kossovo regorgent près de 3000 pensionnaires. Dès décès sont également régulièrement enregistrés dans cette zone. 100 à 150 personnes par local.

Depuis, les organisations des droits de l’Homme, tant nationales qu’internationales interpellent les autorités camerounaises sur le danger que constitue le surpeuplement des prisons au Cameroun. Mais elles ne se complaisent que dans des promesses qui tardent toujours.

Nous avons appris que le régisseur de la prison centrale de Kondengui, Pierre Landry Etoundi a tenu deux réunions. Une le 28 février et l’autre le 1er mars. La deuxième réunion a connu la participation des « grands bandits », ceux détenus depuis plus de 15 ans.

Notre source précise que les « grands bandits » ont affirmé que les décès vont se poursuivre vu les conditions de détention. Ils accusent par ailleurs les magistrats d’être très corrompus. Nos sources soulignent que des centaines de détenus ont déjà fait 9 voire 10 années sans être jugés.

Mercredi, afin d’empêcher la diffusion de la situation à l’intérieur de la prison, le ministre de la Justice, Laurent Esso a signé une note de service interdisant aux gardiens de prison de pénétrer dans l’enceinte de la prison avec leurs téléphones. L’on ignore pour l’heure les mesures par le gouvernement pour régler le mal.

Ce nouveau décès doit une fois de plus interpeler les autorités camerounaises sur les conditions de vie de ces personnes dont on ne reconnait pas les droits.

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