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Rodrigue Ndeutchoua Tongué

Rodrigue Ndeutchoua Tongué

Rodrigue Ndeutchoua Tongue 1
Date de naissance:
1979-07-26
Lieu de naissance:
Yaoundé

Rodrigue Ndeutchoua Tongué est un journaliste camerounais. Son père est originaire de Bana et sa mère de Banka. Il est né le 26 juillet 1979 à Yaoundé.

Il étudie à l’école publique de Messa à Yaoundé et de Biyem-Assi. Après le certificat d’étude, il étudie au lycée de Biyem-Assi, au lycée de Nsam-Efoulan à Yaoundé et au collège Saint Paul à Bafang à l’ouest du Cameroun où il obtient son baccalauréat. Il intègre par la suite le Centre international de la communication puis l’institut supérieur Siantou de Yaoundé où il obtient un diplôme en communication. En 2012, il obtient une bourse d'études pour le Centre de formation et de perfectionnement des journalistes (CFPJ) de Paris.

Il débute sa carrière de média en 2005 comme rédacteur dans le magazine « Leaders et Vedettes », puis, en 2007, il est co-fondateur « L’Intelligent de Yaoundé », mensuel d’informations et d’analyses, d'abord dans une version papier, puis sur internet. Ce journal a fait faillite et, en 2009, il rejoint Le Messager. En 2011, il est nommé chef du service politique, puis en 2013, il cumule cette fonction avec la coordination de la rédaction pour les régions du Centre, Sud et Est, comme rédacteur en chef-adjoint. En avril 2015, il devient reporter au service politique de Canal 2 International. En mai 2016, il a été nommé à la cellule de production de la même chaîne, dans une unité chargée de l’information institutionnelle et de l’orientation stratégique de l’entreprise. Il la coordonne au niveau des régions Centre, Sud et Est.

Il présente les émissions « Un jour un évènement » durant neuf mois, puis « L’Arène » depuis 2016. Il a mis sur pied en 2015, l’émission « Diplomatude » qui consiste à faire parler à travers des interviews et des enquêtes, le monde diplomatique.

Le 28 octobre 2014, il est accusé avec deux autres journalistes camerounais, Félix Cyriaque Ebolé Bola, et Baba Wamé, de détenir des informations menaçant la sécurité de l’État. Il leur est précisément reproché de n’avoir pas, « averti les autorités militaires administratives ou judiciaires, d’informations de nature à nuire à la défense nationale ». Après la première audience du 28 octobre 2014 face à un juge, les trois hommes sont inculpés et mis sous surveillance judiciaire. Quatre mois après en février 2015, une mainlevée (Acte administratif ou juridique ou même volontaire qui fait cesser les effets d'une saisie, d'une opposition, d'une hypothèque.) d’office sur la surveillance judiciaire est ordonnée. Après plus d’un an d’information judiciaire, le procès commence le 22 janvier 2016, au tribunal militaire de Yaoundé. Depuis lors, plusieurs renvois sans ouverture des débats ont eu lieu. Sur le plan national, le Syndicat national des journalistes du Cameroun (SNJC) qui s’était satisfait en février 2015 de la signature par le juge d’instruction du tribunal militaire de Yaoundé, les 30 janvier et 6 février 2015, de l’ordonnance de mainlevée d’office de la surveillance judiciaire, demande avec insistance que ce procès à la « Kafka » prenne fin. Sur le plan international Cléa Kahn-Sriber, responsable du bureau Afrique de Reporters sans frontières déclare en octobre 2014 que « Cette inculpation est très inquiétante pour la liberté de l'information au Cameroun. » Le lundi 30 octobre 2017, il est définitivement acquitté par le tribunal militaire de Yaoundé, tout comme Félix Cyriaque Ebolé Bola, et Baba Wamé.

A Yaoundé en décembre 2013, il reçoit le 3e Prix Taigo 2013 financé par le gouvernement britannique, sur l’investigation journalistique grâce à une enquête publiée dans « Le Messager » du 5 mars 2013 et intitulée, « Yaoundé : ces familles qui mangent dans la poubelle ». Le contenu retrace le parcours de quelques mères de famille qui fouillent les poubelles des marchés et les restes laissés sur les étals par les commerçants pour nourrir leurs enfants, en pleine capitale, pas loin du Palais présidentiel à Etoudi, faute de moyens financiers. En janvier 2019, son émission « L'Arène » qu'il présente depuis 2016 est sacrée « Emission de l’Année 2018 » au Cameroun lors des « Awards des Médias ».