Vous-êtes ici: AccueilPaysPeoplePolitiqueMbara Goulongo Guérandi

Célébrités du Cameroun

Politique

Mbara Goulongo Guérandi

Homme politique

Mbara Mbara Goulongo
Date de naissance:
1954-00-00
Lieu de naissance:
Douala

Mbara Goulongo Guérandi est un militaire et homme politique camerounais. Né à Douala en 1954, il avait donc six ans quand le Cameroun obtint son indépendance. Fils d’officier de l’armée, il découvre, au gré des pérégrinations familiales dans les différentes régions où son père est affecté, la diversité du pays et les réalités sociales des populations.

Avec un groupe d’officiers, il crée, au sein de certaines unités de l’armée, des cellules clandestines de réflexion qui joueront un rôle actif dans le Coup d’Etat du 6 avril 1984 contre le régime Biya. Le soulèvement est un échec. Seul survivant du groupe initiateur ; il est condamné à mort.

Le capitaine Guérandi est l’objet deux mois durant d’une véritable chasse à l’homme, une traque. Ce stratège réussit à quitter le Cameroun in extremis en juin 1984, pour le Burkina Faso où il est accueilli par son ami le Président Blaise Compaoré. En effet, à l’école École Militaire Inter-Armes de Yaoundé, il a été le promotionnaire de jeunes officiers africains notamment du Burkina Faso avec lesquels il a noué une solide et durable amitié. Il était un ami intime de Blaise Compaoré et Thomas Sankara.

Le 4 août 1983, le capitaine Blaise Compaoré et ses hommes renversent le régime de Jean-Baptiste Ouédraogo. Ce coup de force place Sankara à la tête de la Haute Volta. Guérandi Mbara est fortement marqué par le putsch réalisé par ses amis Burkinabé ; il a en tête de réaliser le même coup pour faire tomber la dictature Camerounaise.

Depuis la date fatidique du 6 avril 1984 et le coup d’Etat, Guérandi est devenu l’ennemi d’Etat numéro du régime de Yaoundé ; le savoir vivant, empêchait le régime de dormir. En 2004, Paul Biya rechigne même à participer au sommet de la Francophonie au Burkina Faso, il évoque des risques élevés pour sa sécurité. Il a fallu l’intervention du Président Chirac pour le rassurer et le convaincre de faire le voyage.

Depuis ses multiples lieux d’exil, Guérandi Mbara mène des réflexions et met en place des stratégies pour faire tomber le régime de Yaoundé.Des émissaires du pouvoir ont été envoyés à plusieurs reprises rencontrer Guérandi pour le convaincre d’arrêter son combat avec pour monnaie d’échanges une amnistie, de fortes sommes d’argent lui ont même été proposées, un poste ministériel lui a même été proposé en échange de son engagement dans le parti au pouvoir ; Guérandi a balayé tout cela du revers de la main. Face à son intransigeance et sa détermination, les faucons du régime décident d’implémenter l’option ultime : « éliminer Guérandi Mbara ». L’homme va échapper à plusieurs tentatives d’assassinats commandités par les services Camerounais. C’est la naissance du mythe de l’invincibilité de Mbara.

A force de réflexions et de consultations, Mbara a élaboré une stratégie et a trouvé des hommes solides pour l’accompagner dans son aventure. En 2012, il entre en contact le truculent marchand d’armes Georges Starckmann. Il lui assure qu’il a 2500 hommes suffisamment formés prêts à faire tomber le régime ; il lui révèle même qu’il a des complicités à un niveau élevé au sein de l’armée camerounaises ; toutefois il souhaiterait acquérir des armes pour réaliser avec brio le putsch du siècle.

Personnage sulfureux, Starckmann a enregistré les différentes entrevues avec Mbara ; ils envoient les vidéos au régime de Yaoundé et fait monter les enchères : soit vous me donnez 20 fois plus que ce Mbara me propose et je vous aide à le liquider ; ou alors je vends les armes à Mbara et peu importe ce qui arrivera.

Cette proposition est du pain béni pour les autorités de Yaoundé. Le régime de Yaoundé accepte l’offre de Starckmann. Pour réaliser la funeste mission, celui-ci décide de faire appel à un colonel portugais à la retraite, un certain José Alberto Fernandes Abrantes, et empoche au passage une confortable avance de 350 000 euros sur les 500 000 qu’il doit toucher en guise de commission.

Au cours d’une émission de RFI (Radio France Internationale) le samedi 13 septembre 2014 à Paris, l’emblématique directeur de la rédaction du panafricain Jeune Afrique, François Soudan, annonce la nouvelle-surprise qui bouleverse tant de Monde en Afrique et en Europe. L’ancien officier de l’armée camerounaise Guerandi Mbara Goulongo, exilé depuis juin 1984 à Ouagadougou au Burkina Faso, aurait été «liquidé physiquement» - ou serait détenu - à la suite d'une opération compliquée des services spéciaux camerounais. L’information fait la Une de l’hebdomadaire du 14 septembre 2014.